• idées de croisière

    Escale à l’Aber Ildut

    La semaine dernière nous avons envisagé un week-end à Douarnenez. La météo ne donne pas une envie folle de naviguer cependant cet automne tant se succèdent et s’additionnent pluie et coups de vent. Pourtant en se poussant un peu, il y a quasiment toujours moyen de s’amuser, à condition d’être bien équipé pour se protéger des intempéries.

    Si vous ne sortez pas, je vous invite à lire “10 raisons pour lesquelles votre femme n’aime pas le bateau”, qui a parlé à bon nombre de plaisanciers. La 11e raison pourrait être: parce que vous vous acharnez à sortir TOUS les week-ends, par TOUS les temps.  Après vous pourrez toujours dire que c’est de ma faute, vu que proposer une sortie chaque week-end était mon idée.

    En réalité la plupart d’entre vous sortent leur bateau entre septembre et octobre et ne le remettent pas à l’eau avant mars-avril, vrai ou pas vrai?

    Pourtant ces sorties par la diversité des conditions météo ont l’avantage de vous faire progresser. Pensez-y si vous voulez être plus à l’aise sur l’eau. Ne sortez pas uniquement quand il fait chaud ou par petit temps!

    Revenons à mon défi. Le week-end à venir sera encore un peu humide mais pas tant que ça. Et puis il ne fait pas encore froid, sauf la nuit.

    Voici les prévisions météorologiques:

    Ainsi que les horaires de marées:

    Nous voici donc à nouveau en-dessous des marées moyennes (coefficient 70)

    Savez-vous que la marée est due à l’action non seulement de la Lune mais aussi du Soleil?

    Les marées de vive-eau ont lieu quand la Lune, le Soleil et la Terre sont alignés sur un même axe (pleine lune ou nouvelle lune). Dans ce cas, leurs forces s’unissent et le marnage est plus important.

    En morte-eau la lune forme un angle droit avec le Soleil (premier et dernier quartier), leurs forces s’exercent dans des directions différentes, l’une “tire” vers le nord par exemple, et l’autre vers l’ouest. Du coup la force résultant de l’attraction de la Lune est diminuée par l’action du soleil qui ne tire pas du même côté.

    Vous me suivez? Peut-être pas. Les esprits scientifiques et/ou curieux trouveront un joli triangle des forces sur le site du SHOM et pour les férus d’astronomie des exercices pour calculer l’influence du soleil sur les marées sur le site  de l’Observatoire de Paris.

    Et pour terminer cette parenthèse océanographique, une précision orthographique: Lune, Terre et Soleil prennent une majuscule quand ils désignent le satellite, la planète et l’étoile. Je sais c’est Sioux et ça ne vous sert à rien en navigation de l’apprendre. Mais comme un copain m’a dit qu’il y avait des fotes d’aurtografe dans mon blog, je tiens à démontrer ma rigueur!

    Au moins, vous saurez quoi raconter à vos enfants le soir au mouillage sans télévision.

    Justement, où allons nous jeter l’ancre samedi soir?

    Le vent soufflera de l’ouest samedi avant de virer au nord-ouest en fin de journée. La marée descend jusqu’à 15h samedi.

    Si vous avez lu les précédents articles du défi vous connaissez ma stratégie: je cherche à naviguer aux allures les plus rapides et à profiter des courants. Je guette aussi les meilleures conditions pour visiter les mouillages les plus techniques.

    En l’occurrence si nous voulons éviter de tirer des bords dimanche, j’élimine le sud de la mer d’Iroise. En plus les petits coefficients de marées plaident pour des ports peu profonds, ou bien des routes qui traversent des zones à  courant. Ce qui nous donne… le suspens est à son comble!!!

    (Oui, d’accord, je sais bien que la réponse était déjà dans le titre. Mais c’était pour voir si vous suiviez☺ )

    Nous ferons escale à l’Aber Ildut.

    escale à l’Aber Ildut – photo jmt-29

    Ce très joli port est doté depuis peu de pontons avec douche et électricité. Son petit chenal d’accès situé dans le chenal du Four est difficile par forte houle d’ouest ou faible visibilité. Ce ne devrait pas être le cas samedi en fin d’après-midi.

    Une fois à terre vous pouvez randonner sur le GR34 qui longe le littoral et les rives de l’Aber. Avec un peu de chance vous y apercevrez peut-être une loutre.

    escale à l’Aber Ildut -photo Kristian Pérès

     

    A l’aller nous ferons attention à nous présenter à l’étale de basse mer à l’entrée du chenal du Four, soit vers 15h15. En partant vers 9h30 de Brest nous pourrons déjeuner devant Plougonvelin ou la plage du Trez Hir qui nous fournira un excellent abri. Avec un bon barreur et si le vent annoncé WSW ne tourne pas plus tôt que prévu, ce devrait être possible au près sur un seul bord. Ensuite, il reste 11 milles jusqu’à Lanildut, au travers et avec le courant, on peut raisonnablement espérer prendre le thé au ponton. Il restera même du temps pour se promener à terre avant la nuit. Elle est pas belle la vie de marin?

     

    De Brest à l’Aber Ildut

    Pour finir je lance une bouteille à la mer: si vous avez de jolies photographies des mouillages en mer d’Iroise et Bretagne Sud, que vous voulez bien me les envoyer pour que je puisse les poster dans mes articles de blog, cela m’aiderait beaucoup.

    Bonne navigation!

  • naviguer sous la pluie
    idées de croisière

    Naviguer sous la pluie, cap sur Douarnenez

    Nous voici au 2e week-end du défi 52 idées de week-end de croisière en Bretagne.

    Dans le précédent article, j’ai exposé en détail comment les conditions de vent et de marées pouvaient nous conduire de Brest à Molène.

    Voyons ce que nous réserve la météo pour le week-end prochain toujours depuis Brest. L’automne s’est installé assez brutalement depuis 3 semaines dans le Finistère. En fait il pleut presque tous les jours. Ce week-end n’échappera pas à la règle si l’on s’en tient aux prévisions de Windguru et Windy.

    Naviguer sous la pluie

    C’est bien connu, la pluie mouille le marin et démoralise l’équipage. Il n’est pas de Brestois qui ne connaisse le dicton “Mauvaise météo, journée au bistrot“, d’ailleurs on en a même imprimé des tee-shirts.

    Mais pour celui qui se sent obligé de naviguer, par exemple parce qu’il a loué un bateau, quel est l’impact de la pluie sur la navigation?

    Pourquoi en fait on mention dans les bulletins de météo marine?? Par exemple à la BBC, le Weather Shipping Forecast se termine régulièrement par la sympathique expression: “Showers and rain”. Que l’on connait aussi en français sous l’euphémisme  “pluies suivies d’averses”.

    Voilà une perspective délicieuse. Quand on aura fini de goûter aux petites ondées matinales, on pourra déguster les trombes d’eau de l’après-midi. Et le soir on rentrera complètement rincé…

    naviguer sous la pluie

    Plus sérieusement, la pluie affecte surtout la visibilité. Elle augmente donc les risques de collision dans les zones à fort trafic comme le rail d’Ouessant. Elle peut être particulièrement gênante pour repérer une entrée de port, des balises ou des bouées de casier.

    En ce cas, AIS et radar seront d’une aide précieuse. Si vous n’en avez pas, il faudra peut-être vous tenir à l’écart de ces zones jusqu’à ce que le temps s’améliore. Et ne lésinez pas sur le ciré et les bottes, pour lesquels il est toujours malvenu de faire des économies.

    Alors où irions-nous ce week-end, s’il fallait vraiment naviguer?

    douarnenez sous la pluie

     

    Voyons les marées et le vent. Pour cela je me réfère aux sites que j’ai cités dans le précédent article où je proposais de mouiller à Molène. Pour la méteo je choisis Windguru et Windy. Pour les marées c’est marée.info dont j’ai extrait l’image ci-dessous.

    marée brest

     

    Le vent de suroît quasi inexistant samedi matin forcit considérablement à partir de 15h. Des rafales à 31 nooeuds sont annoncées en soirées. La journée du dimanche il s’établit à 15 noeuds avec des rafales jusqu’à 20 noeuds environ.

    Je propose donc de chercher un port bien abrité du sud-ouest et si possible doté de douches et de restaurants sympas pour nous réchauffer après une journée de mer relativement sportive.

    Les marées permettent de sortir de la rade toute la matinée du samedi et d’y rentrer jusqu’à 18h le dimanche. Avec un coefficient de 80 le marnage et le courant sont conséquents, il faudra en tenir compte.

    J’hésite entre trois possibilités: Morgat, Douarnenez ou l’Aber Ildut. Or Morgat, malgré sa digue, est assez mal protégé des vents de sud-ouest. Douarnenez est à 30 milles,  l’Aber Ildut à 25 milles seulement mais pour ce dernier il faudra emprunter le chenal du four et trouver l’entrée du port sous une pluie qui réduit la visibilité. Le coin est plutôt mal pavé, il ne s’agit pas de rater une balise.

    J’opte donc pour le port de Treboul à Douarnenez. Un samedi soir nous sommes certains d’y trouver autant de bistrots que nécessaire 😉

    Une petite vérification s’impose cependant. La météo précédente vaut pour Brest, je vais aussi regarder la force du vent annoncé à Douarnenez. D’expérience je sais qu’elle peut sensiblement différer.

     

    Effectivement, le dimanche matin sera assez venté. La baie étant assez ouverte, la houle va rentrer (1.7 mètres). Il faudra sortir les harnais et probablement prendre deux ris dans la grand-voile pour assurer la sécurité de l’équipage. Mais la côte devrait nous protéger du vent au début et puis nous rentrerons au débridé.

    Voici pour finir la route que nous pourrions suivre.  Je l’ai tracée au plus court. Elle comporte deux passages qui exigent de respecter les courants: le Goulet de Brest et la pointe du Toulinguet.

    navigation de Brest à Douarnenez

    Départ le samedi matin dans le petit temps au moteur assez tôt (9h) pour profiter de la marée descendante jusqu’aux Tas de pois. Arrivée vers 16h à Treboul après un joli bord de travers. Le dimanche le courant et le vent portent vers Brest toute la journée, les 30 milles seront avalés en 4h30 pour peu qu’on fasse marcher le bateau. Je suggère donc de partir vers 13h pour ne pas trop subir les rafales annoncées le matin et avoir une chance de ne PAS naviguer sous la pluie.

    Bonne navigation!

     

     

  • molène
    idées de croisière

    Mouillage à Molène

    Nous sommes jeudi, il est temps de décider du programme de navigation de ce premier week-end de mon défi 52 idées de croisières.

    Nous partirons de Brest.

    Commençons par la météo.

    Pour élaborer des plans de croisière, deux sites météo ont ma faveur: Windguru et Windy.

    Windguru est bien adapté à la navigation côtière et permet de saisir d’un coup d’œil l’évolution du vent et des vagues grâce à ses tableaux synthétiques. Par contre sur les cartes accessibles gratuitement j’ai pu observer des écarts de 5 à presque 10nds, en plus ou en moins, entre les prévisions et la réalité sur l’eau. Pour un bateau de croisière ce n’est pas si grave cependant. Les planchistes ou les pratiquants de voile légère seront plus exigeants.

    L’explication réside peut-être dans le modèle de prévision des phénomène météorologique utilisé. Le modèle gratuit GFS est un peu moins précis localement que le modèle WRF 9km.  Si vous voulez en savoir plus rendez-vous sur cette page qui vous donne un mode d’emploi détaillé de Windguru.
    windguru

     

    Windy avec ses cartes animées permet de préparer des traversées avec une précision météorologique diabolique, j’y reviendrai bientôt. Comme son concurrent il prévoit aussi la température, la pluie, la hauteur de la houle… En plus c’est assez joli: vous pouvez apprécier par exemple l’esthétique de la tempête Lorenzo abordant les îles britanniques en temps réel…

    lorenzo

     

    Revenons à nos projets: le vent annoncé à Brest pour le week-end est assez maniable, du SW 10-15 noeuds le samedi dans la journée avec une rotation au NW dans la nuit et quelques rafales à 23 noeuds tôt le matin du dimanche puis 15 à 20 noeuds en journée.

    Cependant les conditions de mer pourraient être assez agitées, compte tenu du passage du cyclone Lorenzo au large de nos côtes.

    Un coup d’œil à la hauteur de houle annoncée sur Windy peut nous renseigner sur ce point.

    houle

    houle tableau

     

    En effet le samedi midi on trouve une houle d’ouest 2m à l’entrée de la mer d’Iroise. Elle va ensuite s’amortir le soir avant de s’amplifier le dimanche jusqu’à 2.5m.

    Notons que Windy différencie les vagues, formées localement par le vent, de la houle qui vient du large. Il est très intéressant d’avoir les deux informations: imaginez quand les vagues et le vent viennent du nord et que la houle provient de l’ouest… Voilà une configuration particulièrement désagréable au travers.

    Un bémol cependant quant à ces prévisions: on observe rarement, voire jamais, une houle de 2m dans la rade de Brest. Le modèle utilisé ne semble donc pas tenir compte de l’amortissement de la houle par la côte et les barrières rocheuses.

    Quoiqu’il en soit nous éviterons dans cette configuration de nous engager dans des passes étroites exposées directement au vent et à la houle.

    Avant de décider de notre destination il nous faut encore regarder les horaires de marées.

    Le site marée.info nous donne le calendrier des marées une semaine à l’avance. Il ne remplace pas l’almanach ou un logiciel dédié mais suffira largement à notre exercice.

    molène

    Bref, ce week-end c’est morte-eau! Avec un coefficient de 51 samedi et 37 dimanche, nous pourrons passer le goulet à contre-courant si ça nous chante (à condition de ne pas passer au milieu) . De plus les mouillages qui assèchent par grande marée nous seront accessibles. J’adore!

    Résumons la situation:

    • Samedi le vent nous pousse plutôt vers le nord de la mer d’Iroise, et nous ramène en sens inverse le dimanche.
    • La houle et le secteur du vent nous interdisent de choisir un mouillage ouvert à l’ouest.
    • Le marnage est faible pour la région: la mer descendra de 2.50m seulement dans la nuit de samedi à dimanche.

    En mer d’Iroise, quand c’est morte-eau je regarde toujours en premier les mouillages peu profonds, car avec un quillard c’est le moment où ils sont les plus accessibles, autant en profiter! Ces mouillages sont ceux de l’archipel de Molène d’une part, l’île de Sein de l’autre.

    Sein est au sud-ouest du goulet, dans notre configuration, même si le mouillage est bien protégé, cela nous amènerait à tirer des bords et donc quasiment à doubler la route. Soit près de 50 milles à parcourir à l’aller. Au retour le vent de Nord ouest nous porterait au travers.

    Molène est à 25 milles au Nord-est. La houle et le secteur du vent imposent d’y accéder par le chenal du four. Le port est bien abrité du sud-ouest (tant qu’il n’est pas trop fort, car l’île est plate). Pour le nord-ouest c’est moins le cas, il faudra prendre un corps-mort ou mouiller le plus possible à l’abri de la digue. Un coup d’oeil sur Navionics me dit que le courant passe au nord aux alentour de 16h à la grande Vinotière dans le chenal du Four.

    Dans ce cas nous avons tout notre temps, je propose le parcours suivant:

    week-end à molène

    Le samedi appareiller vers 9h30 du Moulin Blanc et déjeuner au mouillage à l’abri de la baie de Camaret, puis repartir tranquillement vers 14h00 en direction du Chenal du Four. On pourra bifurquer dans le chenal des Laz pour raccourcir la route. L’arrivée à Molène aurait lieu vers 17h.

    – Le dimanche le courant dans le Four s’annule vers 10h30 avant de s’inverser, il sera de toute façon très faible. Dans le goulet le courant ne sera favorable qu’à partir de 18h pour entrer dans la rade. Mais encore une fois en passant près de la côte Nord du goulet, avec du vent de NW, l’effet du courant sera insignifiant. On peut donc faire la grasse matinée et quitter le mouillage entre 10h30 et 14h selon le bon vouloir de l’équipage. La navigation sera assez sportive avec un vent portant établi à 20 nœuds à Molène d’après Windguru et une bonne houle. Les 26 milles du retour seront donc avalés en moins de 4h.

    ouessant vue de molène
    Vue sur Ouessant depuis Molène
  • idées de croisière

    52 idées de croisière en Bretagne

    Naviguer : c’est accepter les contraintes que l’on a choisies. C’est un privilège. La plupart des humains subissent les obligations que la vie leur a imposées

    Eric Tabarly, Mémoires du Large.

     

    La Bretagne est un paradis pour la croisière à la voile. Elle est aussi exigeante, car les courants de marée, la méteo et les nombreux récifs demandent une vigilance particulière. Que diriez-vous d’un petit coup de main pour bien choisir vos escales en pleine connaissance de ces paramètres?

    Laissez-moi rapidement me présenter: je m’appelle Katell, j’ai 47 ans, et j’ai tiré mes premiers bords bien avant ma naissance. Je suis passionnée de voile et j’ai accumulé une expérience telle que je ne sais plus qu’en faire, sinon la partager avec vous 😉

    Je vis à Brest depuis l’âge de 11 ans, c’est vraiment à tout les sens du terme mon port d’attache. C’est de là que j’ai pris le large pour mes plus belles navigations, qu’elles soient petites ou grandes.

    La voile et l’océan nous confrontent à nos limites tout en nous permettant de découvrir une part des merveilles que recèle la nature.

    Pour accéder au meilleur de la navigation, il faut souvent surmonter la peur, ou tout au moins l’inquiétude bien légitime qu’éprouvent la plupart des marins en formation devant la puissance et l’étrangeté des éléments.

    Pas évident de s’orienter dans un monde toujours en mouvement. Il est encore plus difficile de déchiffrer les signes annonciateurs des dangers qui guettent le navigateur inexpérimenté.

     

     

    Pour vous aider à dépasser ces écueils, j’ai décidé de me lancer un défi: vous proposer chaque semaine, une idée de croisière en Bretagne réalisable en un week-end .

    Entre 1993 et 2000, j’ai régulièrement emmené des équipages en école de croisière. Les stagiaires venaient pour une sortie d’une journée, d’un week-end ou de plusieurs jours. Le calendrier des sorties était établis plusieurs mois à l’avance, si bien que nous devions à chaque fois nous adapter à la météo et aux marées. L’argent récolté permettait de payer les frais courant du bateau et de l’équiper en prévision d’un tour du monde de deux ans. Il a donc fallu faire preuve d’inventivité pour naviguer par presque tous les temps de la mi-mars à la mi-décembre.

    Le premier voilier à bord duquel j’ai embarqué des stagiaires était un Chance 32 du chantier Wauquiez. Le second, propriété de mon compagnon, était un plan Paul Lucas de 13m. Un ULDB de 5.5 tonnes lège construit en sandwich mousse et polyester. Il avait été entièrement construit par un de nos amis qui nous l’avait revendu après 10 années de navigations entre la Bretagne, Haïti et le Brésil. Son tirant d’eau était de 1.90m, garantissant de bonnes performances au près mais relativement contraignant dans une zone à marée comme la Bretagne.

    Lorsque vous louez un voilier ou que vous prévoyez de naviguer avec des amis vous rencontrez le même problème. A moins de disposer de beaucoup de temps libre, on ne peut pas toujours choisir sa météo, pas plus que l’heure de la pleine mer.

     

     

    Pendant une année, je vais élaborer pour chaque week-end un programme de croisière détaillé en tenant compte des prévisions météorologiques réelles et des marées.

    Cela fera donc 52 idées de croisière en Bretagne, essentiellement au départ de Brest, mais aussi Concarneau, Port La forêt, Lorient, Quiberon et peut-être Morlaix. Ces sorties dureront généralement 2 jours mais suivant les circonstances et l’inspiration je n’exclue pas de proposer des variantes à la journée ou quelques ballades d’une semaine vers les Scilly ou les îles Anglo-Normandes, voire un convoyage vers l’Espagne.

    Notre philosophie sera d’adapter nos destinations à ces contraintes pour faire du vent et des courants nos alliés autant que possible.

    Autant dire que nous éviterons de tirer de longs bords de près ou de prendre des passes délicates à contre-courant. Et bien sûr nous pourrons discuter de mes choix dans les commentaires au bas de chaque proposition. Vous avez le droit de ne pas me suivre ou de proposer des alternatives!

    Enfin, pour tenter de correspondre à la moyenne des plaisanciers, nous conviendrons de naviguer sur un voilier de 31 pieds que nous appellerons Utopia, quillard, avec une vitesse au près serré de 5,5nds environ et un tirant d’eau de 1.70m.

    Alors, c’est parti: pour une première croisière en Bretagne un petit tour à Molène, ça vous dit?

     

    voilier de croisière en Bretagne