• cuisiner en mer
    tutos

    Comment cuisiner en mer à bord d’un voilier

    Lors d’une remontée du Cap Horn à Rio, je me souviens d’avoir mangé comme une ogresse, des quantités de bœuf argentin et de pommes de terres rissolées avec amour et surtout beaucoup de patience…

    Ces repas copieux étaient indispensables à notre survie et à notre moral pour cette navigation difficile.

    Même pour des croisières moins extrêmes, savoir cuisiner en mer devient vite une nécessité.

    Une traversée de la Manche, du Golfe de Gascogne ou d’une partie de la Méditerranée suffisent déjà à nous confronter au problème.

    Mais comment s’y prendre avec une gite importante? A bord d’un voilier qui retombe violemment dans les creux au près serré? Ou bien au portant, quand le roulis met à l’épreuve votre équilibre et celui de vos assiettes .

    Cuisiner à bord d’un voilier en navigation demande en réalité  un peu de préparation avant de prendre la mer et le respect de certaines règles de sécurité. Bien évidemment c’est plus facile quand le cuisinier est bien amariné, sinon…

    Voici donc quelques conseils pratiques pour mijoter de bons petits plats sans danger, et sans risque de refaire la déco de votre carré avec la sauce tomate.

    Un cuisinier bien calé

    La principale difficulté de la cuisine en mer est liée aux mouvements du bateau. Or un cuisinier qui doit s’accrocher à ses casseroles pour ne pas tomber risque fort de finir ébouillanté.

    Le cuisinier ne doit pas glisser, ni déployer d’efforts démesurés pour rester à la verticale. De plus il a besoin de ses deux mains pour couper les oignons, ouvrir les bocaux etc. Il faut donc qu’il puisse se caler contre le mobilier, et que ses pieds ne dérapent pas sur le plancher humide.

    La disposition de la cuisine du bord peut d’ailleurs être un élément décisif, parmi d’autres, dans le choix d’un voilier pour un programme hauturier ou semi-hauturier. Beaucoup de cuisines sont conçues pour être utilisées au mouillage, mais pas vraiment en navigation.

    Observons les plans d’aménagement de cuisine de quelques voiliers:

     

    La cuisine en forme de U

    Cette forme de cuisine, ici à bord d’un RM 1050, est idéale en navigation car elle permet de se caler parfaitement sur les deux amures.

    Elle en proche du centre de gravité du voilier, où le tangage est quasi nul.

    La gazinière est déportée, ce qui peut éviter au cuisinier d’être ébouillanté par une projection de liquide.

    cuisine du voilier rm 1050
    RM 1050

    La Cuisine à l’américaine

    Cuisine en longueur, ici à bord d’un Oceanis 351, est souvent placée en avant du centre de gravité du voilier.

    Cet aménagement doit être très agréable… à l’arrêt!

    Dans ce cas le cuisinier ne peut pas se caler confortablement tribord amure. De plus le tangage est plus marqué vers l’avant du bateau.

    plan d'aménagement de l'oceanis 351
                                                                      Oceanis 351

    D’autres voiliers plus grands, comme l‘OVNI 455 (ci- dessous) ont une banquette centrale avec un long dossier qui rend sa fonctionnalité en mer à ce type de cuisine. Attention à ce que ce fameux dossier soit suffisamment long et droit cependant.

    plan d'aménagement ovni 455

    Il existe également des cuisines en coursive, à bord de grands voiliers. On y est particulièrement bien calé, mais claustrophobes s’abstenir.

    La Cuisine en L

    Ce type de cuisine est placée près du centre de gravité, ou vers l’arrière du bateau. L’escalier de descente ferme légèrement le L, mais pas toujours suffisamment pour cuisiner confortablement en mer quand le voilier gite sur tribord.

    Dans ce cas on peut rajouter une sangle à cet effet. Ici on peut la fixer à gauche de la gazinière et à droite au bout de l’évier.

    L’inconvénient de cette disposition est de devoir travailler collé à la gazinière, ce qui peut être dangereux.

    plan d'aménagement sunshine 38

     

    Améliorer les aménagements existants

    Outre la pose de sangles, vous pouvez placer des cale-pieds au sol, des mains courantes sur les cloisons et au plafond.

    Cependant, il sera toujours plus confortable de s’adosser aux aménagement, ou tout au moins de caler ses petites fesses contre le mobilier.

    Par ailleurs n’oubliez pas de disposer une barre ronde en inox devant le four. Celle-ci vous évitera de vous raccrocher au four lui-même, avec toutes les conséquences que cela suppose.

    La cuisine idéale à bord d’un voilier

    … n’existe pas. Comme tout ce qui est idéal. Nous avons les uns et les autres nos habitudes et nos manies pas toujours les plus performantes du point de vue de la navigation.

    Qu’importe! Pour cuisiner en mer, chaque plaisancier effectue un compromis différent entre plaisir, sécurité et performance.

    Pour autant les lois de la gravité valent pour chacun d’entre nous.

     

    gazinière voilier
    Voilà une barre de four solide!

     

    • Un plan de travail à bord d’un voilier doit être équipé de fargues suffisamment hautes pour y caler les plats et les tasses à la gite.
    • Les rangement avec des ouvertures permanentes, en T, pour les assiettes et les verres (eux-mêmes placés dans des trous ronds), font gagner un temps précieux.
    • Les condiments, les allumettes, le thé, le café et ce qui sert souvent doit être à portée de main du cuistot.
    • La gazinière ou le réchaud sur cardan ne doivent pas buter contre les aménagements à la gîte. Et encore moins les casseroles qui s’y trouvent.
    • Les serre-casseroles sont indispensables.
    • La cocotte-minute et la bouilloire sont sûres, et économe en gaz.
    • L’aération tu soigneras: hublot ouvrant, boite dorade.
    • Un évier unique mais profond est préférable à deux petits bacs.
    • Une pompe à eau de mer pour la vaisselle fait économiser beaucoup d’eau douce.
    • Une pompe à pied pour l’eau douce est également plus économe qu’une pompe électrique et libère les mains (mais pas les pieds).
    • De la lumière tu trouveras, ou installeras.
    • Et toujours: le cuisinier est bien calé par les aménagements.

     

    Parer les dangers de la cuisine en navigation

    cuisiner avec un ciré sur un voilier

    Les principaux risques que vous courrez quand vous cuisinez en mer:

    • vous ébouillanter si une casserole se renverse.
    • provoquer un incendie
    • oublier de couper le gaz

    Il est prudent d’enfiler un pantalon de ciré avant de cuisiner quand la mer est agitée.

    S’il fait chaud vous ne serez pas très motivé, mais pensez à Clarisse Cremer qui a renversé sa tasse de thé bouillant sur ses cuisses et son pubis pendant ce dernier Vendée Globe…

    D’autres mesures faciles à mettre en œuvre:

    • Chauffer l’eau dans une bouilloire sifflet
    • Cuisiner le plus possible dans une cocotte-minute.
    • Toujours utiliser les serre-casseroles
    • Fixer une couverture anti-feu près de la gazinière
    • Prendre son temps…

    Abattre et réduire le temps d’un repas

    Ou lofer si vous roulez trop au portant. L’idée est de vous donner plus de confort pour recharger vos batteries personnelles. Il sera beaucoup plus facile de cuisiner et de manger en navigation en remontant à 60 degrés du vent plutôt qu’à 45. Vous perdrez un peu de route, mais cuisiner (et manger) en mer sera tellement plus facile!

    Au près il suffit parfois de choquer le chariot d’écoute de GV pour voir le bateau se redresser de quelques degrés et ses mouvements s’adoucir. Testez, faites des essais pour mieux connaître votre bateau.

    A la limite si vous voulez vraiment vous prendre une pause, dans du mauvais temps, pourquoi ne pas vous mettre à la cape une petite heure? Une fois la vaisselle propre vous reprendrez la route le ventre plein.

    Prévoir des menus spécial gros temps

    sandwich en mer

    Ceci complète l’article sur l’avitaillement où je vous suggérais de procéder par menus pour établir votre liste de courses.

    A moins d’être très bien amariné, quand la mer se lève il est intéressant de limiter le temps à passer en cuisine.

    Et là je vous arrête tout de suite!

    Non les sandwichs ne résolvent pas le problème de la cuisine en mer.

    D’abord ils sont souvent indigestes.

    Ensuite ils ne couvriront pas vos besoins énergétiques correctement.

    Un repas chaud et consistant vous remontera bien mieux le moral.

    Et puis les sandwichs ça fait plein de miettes 🙂

    Enfin en traversée les réserves de pains sont comptées.

    Pour toutes ces raisons, les conserves, maison si possible, sont parfaites!

    Vous pouvez également prévoir quelques recettes archi simples, mais roboratives pour ces moments difficiles.

    Le riz cuit à l’étouffée peut se relever de milles et unes manières.

    Les pommes de terres aiment les lardons qui suintent au fond de la cocotte avec quelques échalotes.

    C’est simple et ça sent bon!

    Bref, à vos menus de croisière, si vous prévoyez des navigations semi-hauturières ou hauturières, ajoutez quelques repas chauds mais rapides à préparer.

    Après s’il s’agit vraiment de très gros temps, les réserves de chocolat et autres gâteries énergétiques seront les bienvenues. Mais n’oubliez pas: vous pouvez toujours vous mettre à la cape pour cuire une poignée de riz. Ou des pâtes, bien à l’abri des débordements au fond de la cocotte-minute.

    Voilà vous n’avez plus d’excuse pour ne pas cuisiner en traversée.

    Ah oui, j’oubliais: ventilez bien votre cuisine, vous serez bien moins sujet au mal de mer!

    Bon appétit à tous les marins!

     

  • aliments entreposés dans le carré
    tutos

    Avitailler son voilier pour une croisière: le casse-tête des listes et du rangement

    Avitailler son voilier est probablement le moment le moins amusant de la préparation d’une croisière. On a toujours peur d’oublier quelque chose et on n’a qu’une envie devant le rayon des conserves: abandonner son chariot et prendre la mer le plus vite possible! Si seulement vivre de sa pêche était une option crédible! Une ligne, un hameçon, un leurre et du riz suffirait. Mais c’est un pari vraiment risqué….

    De plus si la technique de la liste d’avitaillement reste la plus universellement répandue, la question du rangement est assez peu abordée.

    Et pourtant le plus organisé des plaisanciers finit toujours par douter lorsqu’il compare le volume des caddies alignés devant son étrave à celui de son bateau. Où diable stocker tout ce bazar? Pourquoi les rouleaux de PQ sont-ils toujours aussi encombrants? Et l’eau minérale? Qui peut bien boire autant de flotte, sérieusement?

    bouteilles d'eau minérale

    Dans cet article nous verrons donc comment rédiger une liste d’avitaillement cohérente, puis je partagerai mes quelques trucs pour un stockage rationnel de la nourriture à bord. Et en prime je vous laisserai en téléchargement une liste “confort” de divers produits et objets qui vous permettront de partir en mer à l’impromptu sans vous soucier des courses à chaque fois!

    De l’importance de bien manger à bord: énergie et convivialité

    Pour vous motiver à bien avitailler votre voilier, je voulais partager à quel point cela peut changer l’ambiance de votre croisière!

    Nous ne naviguons pas en course!

    Oublions les lyophilisés insipides et l’eau désalinisée des skippers du Vendée Globe! Nous avons le temps, et quand nous avons la chance d’en avoir nous tenons à garder nos équipiers. Pour cela, pas de secret: il faut soigner la convivialité.

    De là à cuisiner un bœuf bourguignon tous les soirs me direz-vous, ce ne sont plus des vacances!Et bien, tout dépend du confort de votre bateau et de la motivation des cuisiniers potentiels! Personnellement si j’en ai la possibilité, j’aime bien préparer ce genre de plat AVANT une traversée par exemple. Évidemment il vaut mieux que tout le monde soit amariné pour bien en profiter, ou que la mer soit belle…

    Quoiqu’il en soit, la mer ça creuse: une bonne alimentation est un gage non seulement de bien-être à bord mais aussi de sécurité! L’équipage est de bonne humeur, soudé par de bons diners partagés, et peut donc compter sur toutes ses forces pour manœuvrer.

    Comment faire une liste d’avitaillement?

    Il existe plusieurs méthodes pour résoudre le problème. Par exemple on peut décider de manger des sandwichs à midi et de diner au restaurant tous les soirs. Franchement, ça peut marcher pour un week-end, mais au-delà vous allez vous lasser.

    Il est également possible de jeûner, et dans ce cas inutile de poursuivre la lecture de cet article. Cependant ce n’est pas très compatible avec la sécurité en mer. Sur l’eau nous dépensons généralement beaucoup de calories, donc attention à l’hypoglycémie qui vous empêchera de prendre les bonnes décisions.

    La technique des menus

    Plus sérieusement, je propose de démarrer le programme convivialité par une séance de brainstorming devant un café et des croissants. Vos équipiers fraîchement embarqués se sentent accueillis et tout de suite impliqués dans l’organisation de la croisière. Le but de la séance est de créer une liste de menus variés pour 4 ou 5 jours, avec des recettes que les uns et les autres se sentent capable de cuisiner à bord. Ensuite vous en déduisez les quantités nécessaires, puis vous les multipliez par deux pour une croisière de 8 jours, par 3 pour 15 jours, facile!

    cuisiner sur un petit voilier

    Évidemment il faudra inclure dans ces menus les petits déjeuner, les en-cas ou goûter, l’apéro (mais ça personne n’oublie) et ajouter les produits d’hygiène à la fin.

    Comme vous naviguez généralement près de zones civilisées, vous aurez l’occasion d’acheter des vivres frais à terre. Légumes, fruits, viande, pain: tout ceci peut-être renouvelé tous les 3-4 jours à la faveur d’une escale.

    Mais n’hésitez pas à charger tout le reste dès le départ. Sans voiture, conserves, pâtes, et boissons diverses sont des produits lourds et encombrant à transporter. En plus si il est plaisant de papoter avec le boucher ou la boulangère tous les matins, les achats de PQ et tomates en conserve en supermarché dégagent moins de poésie. Autant s’en débarrasser une bonne fois.

    Réutiliser d’anciennes listes d’avitaillement?

    Une fois l’opération précédente réalisée et testée, cela vaut la peine de garder votre liste et vos menus pour une prochaine croisière. Si vos équipiers ne décident pas de modifier vos menus en profondeur vous pourrez avitailler votre voilier en ajustant simplement les quantités au nombre d’équipiers.

    Les plus organisés pourront réaliser des tableaux excel pour convertir les menus en liste détaillée et ajustable.

    Cependant la réutilisation des anciennes listes comporte quelques limites à mon avis.

    Selon le programme de votre croisière vous serez plus ou moins enclin à cuisiner et vos besoins caloriques ne seront pas les mêmes. Naviguer en Bretagne ou en Méditerranée au début du printemps sont deux expériences de navigation assez différentes par exemple…

    Ensuite si vous louez un voilier loin de chez vous, vous ne trouverez pas vos ingrédients habituels. Enfin vos prochains équipiers seront peut-être vegan, ou bien allergiques aux spaghettis bolognaise.

    Quoiqu’il en soit, la méthode des menus est fiable, éprouvée et responsabilise immédiatement votre équipage. Je vous la recommande chaudement!

    Où ranger les aliments à bord d’un voilier?

    Au moment de ranger l’avitaillement vous allez avoir différentes questions à résoudre.

    La conservation des produits périssables

    Pour les fruits et les légumes, des filets suspendus ou des tiroirs bien aérés (ajourés) sont idéaux.

    Si vous n’avez pas de réfrigérateur, vous trouverez en principe plus de fraîcheur dans les fonds. Par temps froid, vous pouvez aussi entreposer certains vivres (fromage…) dans des tupperwares dehors, sous la capote par exemple.

    Les œufs se conservent en dehors du réfrigérateur, dans leurs boîtes en carton pour amortir les chocs.

    Le pain moisit dans les sacs en plastique. Si vous le gardez dans un torchon, ou dans une boite métallique, ou les deux, il tiendra deux fois plus longtemps.

    Ne stockez JAMAIS le lait en briques, dans les fonds.Les briques prennent l’humidité, perdent leur résistance, et vous vous en apercevrez quand le lait aura caillé. Imaginez, du lait qui circule librement dans les fonds du bateau et qui caille… oui, c’est du vécu.

    J’ai d’ailleurs découvert à la suite de cet incident que je pouvais faire de très bonnes crêpes avec du lait en poudre.

    Si vous prévoyez de garder certaines conserves longtemps à bord, marquez les au feutre indélébile. Ainsi vous saurez ce qu’elles contiennent même si elles perdent leurs étiquettes.

    Enfin il est préférable de placer les produits les plus lourds dans les fonds (sauf le lait en brique) et les plus légers dans les équipets latéraux. Les poids seront mieux répartis et en cas de coup de gîte violent, vous risquez moins d’accidents.

    Quant aux rouleaux PQ, si vous ne savez plus où le ranger, ils sont très efficaces pour caler les bocaux et la vaisselle dans les placards.

    L’accessibilité des vivres

    Mettons que vous envisagiez une traversée de deux ou trois jours. Dans ce cas vous devrez cuisiner en mer. Peut-être au près, bateau gité… Et si ça se trouve il y aura même des vagues!

    Donc il s’agit de faciliter au maximum la tâche du cuisinier. Il ne faut pas qu’il ait à chercher les nouilles sous le siège situé en pied de mât. Sinon gare au mal de mer! De ce fait, même si votre logique vous invite à ranger chaque classe d’aliment au même endroit, il faut assouplir la règle. Une partie suffisante des aliments de base doit absolument être au plus proche de la cuisine.

    préparation du repas en mer

    Maintenant passons aux quarts de nuit. Il fait frais, vous vous endormez. Un bon petit café instantané vous réveillerait tout en vous réchauffant. Sauf que le café est rangé derrière la tête de l’équipier qui dort dans la bannette tribord du carré. C’est ballot, non?

    Le raisonnement vaut aussi pour les barres de céréales et le PQ. Sans doute moins pour l’apéro 😉

    Prévenir les cafards

    Ce dernier problème survient plutôt sous les tropiques, mais il quand il survient c’est presque déjà trop tard.

    Pour ne pas voir proliférer ces petites bêtes, laissez tous les emballages en carton sur le quai. Aucun carton ne doit mettre le pied à bord!

    Inspectez également tous les fruits et légumes avec attention.

    Ensuite pour neutraliser les œufs qui pourraient se dissimuler dans le riz et les pâtes, versez les dans de grandes boîtes de conservation en plastique, dans lesquels vous aurez placé des boules de coton imbibées d‘alcool camphré. Les vapeurs d’alcool vont tuer une partie de larves et le camphre va dissuader les cafards de s’y reproduire. Je sais c’est sale, mais la nature est ainsi.

    A titre de prévention vous pourrez aussi placer des pièges à cafard dans quelques recoins sombres proches des zones de stockage des vivres.

    Une liste d’avitaillement de base pour être toujours prêt à partir

    Qu’il serait bon de pouvoir prendre le large à l’improviste, sans se taper toutes ces listes, ces menus et ces courses.

    A mon avis avec un peu d’organisation préalable c’est tout à fait possible.

    Je pense que selon la taille de votre bateau, vous pouvez stocker de quoi vivre à bord un week-end dès le début de votre saison de navigation.

    Voici donc à télécharger ou à imprimer une liste “confort”, d’aliments, de produits d’hygiènes mais aussi de divertissement, que je vous propose d’embarquer dès que vous recommencerez à naviguer. Cette liste est issue d’un bonus inclus dans la formation météo et navigation côtière.

    Bien sûr vous devrez l’adapter à la place dont vous disposez et à vos goûts.  Mais déjà, grâce à elle, vous n’oublierez plus les allumettes!