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9 conseils pour commencer la voile à 50 ans

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La voile c’est parfois comme une histoire d’amour non consommée.

Un coup de foudre de jeunesse dont votre premier emploi vous a éloigné pour de nombreuses années.

Bien sûr vous vous êtes promis qu’un jour vous y reviendriez, mais quand?

Pour d’autres la rencontre se fait plus tardivement, presque par hasard, un copain qui achète un voilier, une balade en dériveur pendant les vacances, et crac, ça vous prend.

Quelque soit le scénario de départ, vous êtes happés, impossible de ne plus y penser.

Vous êtes tombés dans le chaudron, l’envie de naviguer ne vous quittera plus.

Finalement quand vous disposez enfin du temps et d’un peu plus d’argent pour débuter dans de bonnes conditions, vous êtes déjà dans la cinquantaine!

 

C’est alors que vous, vous vous demandez: « Et si j’étais trop vieux pour commencer la voile? ou trop vieille? »

 

Mille fois j’ai lu et entendu cette question dans vos messages. Et la réponse ne fait pour moi aucun doute.

Le problème, pour débuter en voile, n’est pas l’âge!

Quand vous dites « je suis trop vieux pour apprendre », vous mettez déjà un pied dans la tombe.

Sortez de là tout de suite!

Les vieux marins ne meurent jamais…

Nous pouvons apprendre à tout âge, peut-être moins vite qu’un adolescent, mais c’est toujours possible.

Pensez donc à tout ce que vous avez appris entre 25 et 50 ans, dans tous les domaines de la vie, et c’est loin d’être terminé.

Pourquoi diable devriez-vous cessez tout apprentissage à 50 ans???

Si vous ne me croyez pas prenez le temps de lire « Les prodiges du cerveau ou comment l’esprit se bonifie avec l’âge« , par E. Goldberg.

Ce neuropsychologue, craignant lui-même d’être atteint par une limite d’âge y explique quels processus mentaux les seniors utilisent pour résoudre des problèmes.

Alors on ne va pas se mentir: il confirme qu’après 50 ans nous sommes moins rapides qu’à 20 ou 30 ans pour apprendre des domaines totalement nouveaux.

D’accord, on s’en doutait un peu.

Mais il prouve que nous compensons cet effet par l’expérience et la sagesse acquise.

Donc tout va bien, pour commencer la voile à 50 ans, il suffit d’être patient… et sage  🙂

 

Quelle préparation physique faut-il pour commencer la voile à 50 ans?

Pour certains c’est un gros sujet.

Si vous n’avez jamais pratiqué le moindre sport de votre vie et que vous voulez vous mettre à la voile à 50 ans…

…ça reste tout à fait envisageable!

La voile est un sport mécanique, un sport porté. Il ne met pas notre corps à aussi rude épreuve que la course à pied ou le tennis.

En fait, tant que vous n’envisagez pas de courir le Vendée Globe, ni la Mini-transat, une simple remise en forme peut suffire.

Pour vous préparer sans vous blesser:  vous pouvez essayer par exemple le rameur d’intérieur, j’ai testé, c’est vraiment top!


Au fait savez-vous quel âge a Jean Le Cam? Alors certes il n’a pas commencé la voile à 50 ans, mais « le roi Jean », est quand même arrivé 4e du Vendée Globe 2021, à 61 ans et sans foils!

Or il est loin d’être le plus vieux navigateur!

A 81 ans, John Sanders vient de boucler son onzième tour du monde à la voile, en solitaire, et son 4e sans escale!

Ce faisant il a chipé la vedette à Jeanne Socrates qui en a fait autant en 2018, à 77 ans tout de même.

Mais le record du nombre traversées de l’Atlantique appartient peut-être à Marcel Bardiaux qui avait effectué sa quarantième traversée en solitaire, à 88 ans à bord de voilier Inox.

Là je sens que vous avez rajeuni d’un coup, non?

 

Bon mais me direz-vous, c’est bien joli tous ces exploits, mais par où je commence si je ne veux plus perdre de temps?

Oui, parce qu’à ces âges, il faut bien le reconnaître, vous voudrez généralement progresser rapidement.

 

Voici 9 conseils pour commencer la voile à 50 ans et plus:

Je vous promets que si vous appliquez tous ces conseils, au bout de 2 à 3 ans vous pourrez tout à fait skipper vous même un voilier de 10 à 12 mètres.

 

1. Naviguer le plus possible

La version rapide

Bien sûr quand j’écris naviguer souvent, c’est minimum 3 à 4 semaines entières par an, d’abord en stage puis en co-navigation,  et autant de week-ends.

Pour ceux qui ne peuvent pas s’offrir de stages, il faudra mettre le paquet sur le BDA (Bateau Des Autres). Les bourses des équipiers comme les sites de co-navigation vous tendent les bras!

Maintenant si vous n’êtes pas pressé, ou que vous ne pouvez pas dégager autant de temps libre, il est possible d’y aller plus doucement.

Apprendre la voile en mode zen

A mon avis, il y a une quand même une limite en dessous de laquelle vous n’apprendrez plus.

Si vous pratiquez uniquement un stage de voile ou une location d’une semaine par an et mettons un ou deux week-end, vous resterez toujours équipier-e.

Au demeurant ce n’est pas très grave.

Une progression plus tranquille, mais tout de même efficace, suppose de naviguer disons 15 à 20 jours chaque année et régulièrement.

Voilà le minimum en terme de fréquence pour progresser tranquillement.

 

2. Naviguer régulièrement

Le secret de la progression c’est la régularité.

Que vous appreniez une langue, à jouer d’un instrument de musique ou un sport, la régularité de la pratique est déterminante pour votre progression.

Pour tirer le maximum d’efficacité de vos journées de navigation, l’idéal serait de les répartir le plus régulièrement possible au long de l’année.

Il s’agit de trouver un espacement suffisant entre vos sorties pour que vous ayez le temps d’y repenser, d’intégrer les connaissances que vous aurez découvertes.

Mais cet espacement ne doit pas non plus être trop long car sinon vous oublierez.

Typiquement vous pouvez envisager 2 week-ends au printemps (dont un de 3 jours), une à deux semaines en été, et 2 week-end à l’automne.

Dans le même ordre d’idée, il est important de pratiquer tous les ans pour ne pas perdre vos connaissances et garder le pied marin.

 

3. Prendre des cours en école de croisière

Si vous êtes pressés d’apprendre, commencez par multiplier les stages de voile.

En école de croisière vous garderez la légèreté de l’équipier qui n’est responsable que de lui-même, et encore, puisque sous la protection du skipper.

Vous n’aurez qu’à suivre la progression proposée pour acquérir dans un ordre logique les notions qui vous mèneront à l’autonomie.

C’est très probablement la solution la plus efficace pour ceux et celles d’entre vous qui peuvent supporter de passer une semaine à bord d’un voilier avec des inconnus.

En vieillissant je sais que beaucoup d’entre nous supportent de moins en moins la promiscuité, aussi je vous propose ci-dessous d’autres solutions.

 

4. Pratiquer la co-navigation

La co-navigation est aussi un excellent moyen de commencer la voile à 50 ans

Plus abordable que les stages, le co-baturage vous fera découvrir à moindre coût différents bateaux, skippers et équipiers.

Les propriétaires qui cherchent des équipages sont souvent eux-mêmes de jeunes et dynamiques retraités.

Un autre avantage de cette pratique est que les skippers-propriétaires ne cherchent généralement pas à remplir leurs voiliers au maximum de leur capacité.

Contrairement aux écoles de croisière Ils peuvent se permettre de privilégier le confort et la convivialité à la rentabilité.

Entre les copains propriétaires de voilier et les bourses des équipiers, vous trouverez toujours un embarquement.

Quand vous aurez acquis un peu plus d’expérience on finira peut-être même par vous proposer une transatlantique!

 

4. Varier les bateaux et les skippers

Pour vous constituer une expérience la plus riche possible, vous pouvez tester différents bateaux et skippers.

Vous pouvez  mixer école de croisière et co-navigation.

Vous pouvez aussi changer d’école de croisière. Entre les écoles de croisière associatives et les skippers professionnels propriétaires de leur voilier vous découvrirez des manières de naviguer et de traiter les bateaux très euh… différentes!

Au fil des rencontres vous finirez par trouver des skippers patients et pédagogues. Chacun avec ses techniques, sa façon de lover les bouts et d’amarrer son bateau.

Vous verrez aussi que certains réduisent la toile plus vite que d’autres, ou bien privilégient les mouillages aux pontons et inversement.

Plus tard, quand vous passerez au point 8, vous pourrez à votre tour déterminer le style de navigation qui vous convient.

Ce qui compte c’est de vous créer des situations dans lesquelles vous vous sentez en confiance, et où la transmission de connaissance fonctionne.

 

6. Passer le permis côtier et le permis hauturier

Apprenez à vous servir d’une carte marine, et à calculer les courants et les marées.

Ces connaissances sont indispensables si vous devez un jour prendre la responsabilité d’un voilier.

L’avantage est que vous pouvez acquérir toutes ces bases chez vous, entre vos sorties en mer.

Les permis, surtout le hauturier, sont assez exigeants, mais croyez-moi une fois que vous l’aurez, vous ne vous perdrez plus!

 

7. Vous former à la météo marine

Tout aussi nécessaire que la cartographie marine, une bonne compréhension de la météo permet de se protéger efficacement.

Bien comprendre la météo ce n’est pas seulement se fier aux prévisions officielles pour éviter les coups de vents.

Il s’agit aussi d’anticiper les effets locaux comme les accélérations de vent brutales ou la formation de violents orages.

Plus encore avec un peu d’expérience, une bonne utilisation des prévisions vous permettra d’adapter vos parcours à vos équipiers et à votre niveau.

 

8. Louer ou acheter un petit voilier dès que possible

Mettons que vous ayez  acquis les bases élémentaires de la voile en suivant les conseils précédents.

Si vous souhaitez skipper votre propre bateau, tôt ou tard il va falloir vous mettre en situation.

Dès lors Il est tout à fait possible de poursuivre votre initiation à bord de votre propre voilier.

Sans pour autant vous lancer tout de suite à la conquête des océans.

Vous pouvez même en louer un, ce qui vous libérera des contraintes de l’entretien.

Dans ce cas vous l’aurez compris en lisant mes autres articles, évitez d’avoir les yeux plus gros que le ventre.

D’autant que si vous commencez la voile à partir de 50 ans vous serez tenté de choisir un bateau plutôt confortable.

 

9. Augmenter la difficulté de vos navigations d’année en année.

Si vous naviguez toujours au même endroit, à la même saison, et pour la même durée, vous cesserez de progressez.

Pour enrichir votre expérience, une fois que vous êtes à l’aise dans une situation, essayez d’aller un tout petit peu plus loin.

Passez progressivement de la navigation par grand beau temps à des sorties avec du vent plus soutenu.

Apprenez à prendre les passes difficiles, les détroits, les raz où vents et courants doivent absolument être abticipés.

Puis commencer à apprivoiser la navigation de nuit.

Enfin étendez votre terrain de jeu en vous offrant votre première traversée vers la Corse ou les îles Britanniques depuis le continent.

 

Et si je ne veux pas apprendre en équipage?

Lors d’un récent coaching un lecteur du blog m’a expliqué qu‘il ronflait trop pour infliger sa présence à tout un équipage.

Je comprends tout à fait qu’on ne veuille pas partager autant d’intimité avec des inconnus 🙂

Difficile de nier que naviguer à bord de voiliers remplis à leur jauge maximale expose à une promiscuité certaine.

D’autant qu’à partir de la cinquantaine on commence à apprécier plus de confort et d’espace.

Pour d’autres le frein sera plutôt financier, sans parler de ceux et celles que la simple évocation du mot « école » fait fuir immédiatement.

débuter la voile à 50 ans

Fort heureusement il existe des alternatives.

Mais avant de vous les citer, je dois avouer que je reste persuadée que l’école de croisière reste pour les complets débutants le moyen le plus rapide de progresser.

Admettons tout de même que la voile se transmette par la pratique commune.

Alors il est vraiment difficile d’apprendre tout seul.

Vous perdrez un temps infini à réinventer la poudre, si vous ne coulez pas votre bateau entretemps.

 

Le risque principal à commencer la voile à 50 ans et plus, c’est de brûler les étapes

Prendre le large avec sa famille ou en solo, à bord d’un voilier que vous venez d’acheter et sans expérience de la navigation hauturière.

Voire sans expérience de la voile du tout.

Voilà une situation qui n’est pas si rare.

Comment en arrive t-on là?

Probablement parce qu’on a laissé filer le temps. L’enchaînement d’engagements successifs qui vous clouent littéralement à terre: mariage, prêts immobiliers, études à financer pour les enfants.

Ce qui fait que lorsqu’une fenêtre météo s’ouvre pour envisager quelques mois sabbatiques en Atlantique, vous foncez sans réfléchir.

Il faut partir MAINTENANT. Avant d’être trop vieux, trop malade, ou la prochaine pandémie.

Pas le temps d’attendre = pas le temps d’apprendre.

J’ai lu le commentaire suivant sous une de mes vidéos:

ma famille et moi on est débutants ns partons de Tréguier avec un boréale 47.2 jusqu’ aux Canaries tranquillement

Le Boréal 47.2 a été élu voilier de l’année 2021 dans la catégorie Grande Croisière par Voile Magazine.

C’est un grand voilier en aluminium, solide et confortable. Bien motorisé il saura se tirer de pas mal de situations difficiles.

Mais sans connaissances sur la navigation hauturière, l’organisation des quarts, le routage, le réglage des voiles, les allures du voilier, le pari demeure extrêmement risqué.

Y compris pour les autres voiliers.

Une collision de nuit avec un Boréal 47, ça doit faire mal!

Il n’est pas impossible que l’on retrouve ce voilier en vente quelques mois après son départ, car beaucoup de conditions sont ici réunies pour gâcher un joli rêve de mer.

L’alternative à l’école de voile sera alors de vous offrir une ou deux semaine de coaching à bord de votre propre voilier.

Objectif: vous rendre suffisamment autonome pour mener votre barque d’Europe vers les Antilles.

Le retour, plus difficile, sera confié à un skipper professionnel ou bien le bateau sera revendu sur place.

Cette solution peut fonctionner si vous avez suffisamment d’argent et de chance.

L’argent pour acquérir un voilier en très bon état, en minimisant les risques de pannes.

La chance pour que la météo ne vous oblige pas à apprendre les manœuvres de gros temps en pleine mer.

La chance pour que les pêcheurs, les cargos et les récifs se détournent de votre route si vous n’avez pas bien compris leurs intentions.

En tout cas si c’est l’option que vous avez choisi, n’hésitez pas à embarquer des équipiers confirmés pour qu’ils vous transmettent leurs connaissances lors de vos premières traversées.

Pour tous les autres, si vous acceptez l’idée qu’apprendre à naviguer est en soi un plaisir, vous n’avez plus de raisons de vous presser.

Rien ne vous oblige d’ailleurs à acquérir les compétences d’un skipper.

Petite question, car j’aime savoir qui se promène ici: dites moi, si vous avez commencé la voile tardivement; comment vous êtes vous initié-e ? Ou bien comment comptez vous vous y prendre?

J’attends vos réponses dans les commentaires de l’article!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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18 Comments

  • Norbert

    Super ton tuto Katell, comme d’hab ….
    Tu pourrais aussi parler de ceux qui ont un coup de foudre en dériveur à 20 ans, que l’emploi écarte de la voile et qui retombent dans le chaudron en habitable à leur arrivée à la retraite….
    Bon courage.

    • Ricard

      Bonjour,
      A point nommé cet article.
      J ai passé par opportunité le côtier en 1989, je pratiquais hobby cat en stage aviron et une croisière .
      A 50 ans j y reviens : stage glenans prévu à Paimpol attente de du confinement pour naviguer en école.
      Je me suis remise au Rousseau et envisage le hauturier.
      Merci de rappeler qu a 50 ans on peut avoir de beaux rêves

    • SERGE JOFFRE

      Un peu de hobbycat avec les enfants petits. Puis à 55 ans, au depart des 2 derniers pour la fac, la voile pour se donner dje nouveau projet. (je suis parapentiste depuis 1990) brevet de Pilote cotier pour me faire potasser, stage en une huitaine de we sur le lac du bourget avec une petite ecole privée. Puis location d’un first 25,7 à Arzon, puis 9m,10m,11m en méditerranée (une semaine au printemps 1semaine en automne) en « elargissant le cercle' » progressivement. Un stage 3 avec les glenans de Sète au bout de 2 ans pour faire un point (très positif). Au bout de 4 ans projet pour la Bretagne. Loc d’un corps mort puis achat d’un Sangria pour avoir à gerer un petit bateau. Cette année c’est le départ pour le finistere sud, l’achat d’un Hallberg Rassy d’occase et le cadre commence à prendre la forme d’un océan… Et merci aux videos de plusieurs auteurs.es et à Hisseo !
      SJ

      • ERIC DOUCELANCE

        A 15 ans, colo Peugeot à Belle ile. premier contact avec la voile en caravelle. dans les annees 80, au sein d’une MJC de la région parisienne, sortie en Bretagne sud sur muscadet, corsaire et croisière d’une semaine sur un melody.
        Puis le grand jour est arrivé. 60 ans retraite, achat d’un muscadet, et navigations en Breragnd sud. Lorient, Belle-ile, le Golfe du Morbihan, Groix, les Glenan. Il a certes fallu du temps pour se décider mais nous partageons maintenant des moments super agréables, même si l’achat dun muscadet na pas permis de remonter le temps…
        Merci pour tes tutos Katell et ton partage d’expérience. Que du bonheur.

  • robin Maltête

    j’ai 58 ans, et commencé un stage aux glénans l’année dernière (à marseillan en juillet pour faciliter les débuts), et j’ai adoré ça !
    je ronfle, mais comme j’avais une cabine avec ma compagne qui y est habituée, c’est bien passé (de toutes façons, on dort comme des bébés après une journée de nav.).
    en plus, gràce au covid, nous n’étions que 3 élèves et un moniteur : aucun souci d’espace !
    je vais attaquer le cata en mai et ferai bien d’autres stages d’ici le grand départ…

    Merci pour votre blog et vos vidéos !

    • Grar

      Merci pour ce titi Katell
      J’ai commencé à 52ans, j’ai découvert une école de voile à 5es de chez moi , loin de la mer où on peut naviguer sur l’Aisne ou sur lac. J’ai passé les trois permis côtier fluvial et hauturier. Je pars une semaine en croisière avec le clic en Bretagne Nord Sud ou Ouest. J’établis le programme de navigation bien en amont ce qui me permets de découvrir des circuits de rêve sur le papier, que l’on réadapte en fonction de la météo. J’ai fait deux stages avec TML voiles. J’ai fait le VG sur VR😉.À cause du Covid je me suis mise à éplucher les petites annonces pour acheter un bateau, mais que je dois différer de quelques années encore car je suis trop jeune et j’habite trop loin de la mer. J’étais sur le point de louer un brin de folie pour une semaine en avril,lorsque nous avons été « reconfinés ». Envie de liberté reportée, je me contente de rêver…ça commence à faire long. Bon vent à tous en virtuel ou sur l’eau

  • Martin jc

    Et bien moi. Après deux stages Glénans, il y a une dizaine d’années, et quelques sorties en voilier d’occasion, je souhaite me rapprocher de ma Bretagne d’enfance. À 58 ans. Et une grosse envie, d’en deux ans d’investir dans l’achat d’un voilier. Voir un tour du monde si tout se passe bien, confiance, bonne préparation, etc…, le travail sur la région lyonnaise m’a éloigné de ma région natale et donc de la navigation. Mais je vais rattraper le retard, sans brûler trop les étapes.

  • bob morane

    j » ai 62 ans , j’ ai acheter un bavaria 39 , j’ avais pas fait de voile depuis mes 12 ans , j’ ai decide de vivre sur mon voilier en mediteranee , je sort a la journee 2 fois par semaine , et j’ ai passe mon permis cotier et crr. je me remet dans le bain tranquillement.

  • Salès

    Bonjour
    J’aime bien votre tuto. C’est bien vrai tout cela.
    Merci
    J’ai commencé par la pratique du dériveur vers 18 ans puis un stage de voile légère pendant une semaine (sorties à la journée). Ensuite la planche à voile et enfin le premier petit habitable pour commencer (6,50 m).
    Aujourd’hui propriétaire d’un 35 pieds je continue d’apprendre et de me former. On n’arrête vraiment jamais de se documenter.Ma plus longue navigation le tour de la péninsule ibérique de La Rochelle à Canet en Roussillon.
    Maintenant Baléares et Corse et toute la Méditerranée au programme.
    Avec des équipiers bien sûr !
    Quel âge ? Bientôt 68 ans …

  • Jacky

    Salut Katell,
    Je viens de passer début mars, mon côtier et le fluvial. Le plus beau cadeau d’anniversaire que je me sois jamais offert. Le prochain examen, sera le Crr en candidat libre et le suivant, le hauturier.
    Entretemps, j’envisage l’achat d’un bateau bois avec travaux pour le faire à mon goût, mais surtout quelques co-navigations (si le covid lâche les hauts de France) en fluvial et à la voile…
    Depuis la mi-mars, j’ai 63 ans et (comme tous les rêveurs) certains se moquent de mon projet. Trop vieux pour la voile, un bateau c’est pour les riches, toi tu ferais ça? etc. etc.
    Cela fait trois ans que je travaille à ce projet, que je suis les tutos, télécharge les guuides et quoi qu’en penses le monde je larguerai à la fin de cette année les amarres pour vivre sur l’eau… Eau douce ou eau salée ? On verra ! Peut-être les deux… A bientôt et merci pour vos conseils.

  • Yves Couplet ( Inreb )

    Bonjours a tous et toutes,
    Comme dirais mais amis, Inreb c’ est un réveur mais il vit ses rèves !! La voile en fait partie , commancer vers l’ ages de 12 ans en 420 en stage d’ ADEPS , puis en régates avec un équipier jusque mes 15 ans. Ensuite un peut en méditéranée toujours en 420 ( avec notament le Cap de l’ enfert qui ma donner des souvenirs mémorable encore aujourd’ hui) . En 1987 tour de France à la voile avec la Région Walonne comme équipier sur certaine étape. Puis quelque croisière en eau intérieur, notament sur un prototype de Kataravane ( sorte de péniche caravane pour canneau intérieur) tester pour un ami avant la mis en service commercial. Je fréquantais L’ ULYC a Louvain la neuve écoles de voile très connue chez nous ou ce retrouve tout les jeunes passionné de voile. A cette époque les brevets ce recevais… c’ est comme ca que j’ ai mon Brevet Générale ( faudrais que je trouve ou il est mdr) Quelque détours par le 470 et la planche à voile en eau intérieur. Pour enfin en 2016 avoir mon Bateau à moi un Hurley 22 ( Le Bounty) le plus petit des Yacht en full équiper, sur le quelle je navigue actuellement et que j’ adore vraiment. En projet pas encor réaliser le propriétaire tardant à vendre , l’ achat d’ un Seadog 30e un Ketch, triquille, fifty ( dont Katell vous a déja parler 🙂 mon mouton a 5 pates !! Qui devrais me porter au Acores… Car le Bounty bien q’ exellent bateau équiper en hauturier n’ est que un 22 ce qui est vraiment trop juste, bien que ATILA VEDO ( voir ca chaine you tube c’ est extrordinaire) fait le tour du monde sur un Hurley22 *le Comino*.

  • Kok Jeroen

    Bonjour Katell,
    Merci beaucoup pour vos articles. Grace à vos écrits j’ai pu approfondir mes réflexions sur un grand nombre de sujets et l’envie de m’y remettre sérieusement est bien revenu. Pour ce qui est de l’apprentissage, j’ai eu beaucoup de chance, j’ai pu apprendre la voile puis la navigation par des moniteurs et des personnes compétentes hors du cadre des grands stages et écoles. Sauf au tout début, à l’age de 14 et 15 ans j’ai appris les rudiments de la voile lors de 2 stages (2 semaines par stage) en Angleterre. Ensuite j’ai usé le 420 familial sur une base nautique en Isère tenu par des anciens cadres de la FFV auprès de qui j’ai appris beaucoup d’aspects, non seulement pour le maniement du voilier, des techniques de réglage du gréement, des principes de la navigation et de la circulation sur l’eau, mais aussi les aspects techniques de l’entretien et de réparation du bateau, passage du permis moteur, et surtout l’esprit à la fois ludique (régattes) mais aussi « responsable » du fait d’être à la barre d’un voilier. Finalement, je pense que c’est là que j’ai vraiment appris la voile, tous les réflexes acquis à ce niveau m’ont servi pour toutes les expériences suivantes.
    Ensuite c’est par l’achat d’un sun fast 31 que j’ai appris la croisière, à la fois « seul » avec ma compagne d’alors mais aussi en bonne compagnie puisque j’ai eu la chance de rencontrer des personnes très expérimentées qui m’ont appris les mille détails importants en croisière. Bien sur les lectures incontournables m’ont également aidées, ne serait-ce que sur des aspects purement matériels : protection de l’entretien des matériaux et de l’équipement du bateau, gestion de l’énergie, préparation des navigations et j’en passe.
    Je me méfie des écoles et de leurs programmes tout faits, le côté initiation qui y règne. Je pense que l’on peut y apprendre plein de choses mais au fond je me suis souvent demandé si on n’y acquiert pas une fausse sécurité. Il me semble qu’en navigation il faut certes avoir de solides connaissances techniques mais n’est-il pas autant important sinon plus que de savoir s’adapter, inventer des solutions, rester humble ? Maitriser même un grand bagage technique n’est pas le garant d’une navigation réussie à mon sens, même si une certaine base en reste absolument nécessaire. Etre autonome c’est aussi un état d’esprit qui dépasse largement les seules questions techniques. Pour ça il faut autant se découvrir soi-même que le milieu dans lequel on évolue, non ?

    • Geneviève

      Bonjour à toutes et tous. Merci à Katell pour la vidéo toujours trés complète et source d’informations précieuses.
      Pour ma part J’ai appris toutes les joies et les peines de la plaisance sur le bateau (6,30m) de mes parents. Formation caev et plusieurs saisons à transmettre à des moussaillons en herbe l’amour de la voile. Équipière sur Dragon, Dufour 28… 40ans aprés quelques régates sur 31.7. Me reprend le démon de la voile, l’ivresse du ‘seule sur l’eau’, le partage des bienfaits de dame nature. J’ai choisi d’investir dans un EFH (engin flotant hybride) que je déplace avec sa remorque. Cela me va très bien et ne m’empêche pas de rêver à plus grand, plus tard… quand l’age de la retraite aura sonné. Bye

  • Mas Jean

    Bonjour à tous, Pour ma part j’ai découvert la voile alors que je vivais en Guadeloupe en m’inscrivant à l’école de voile d’un habitué de la route du rhum (Luc Coquelin) j’avais depuis bien longtemps le permis hauturier mais je n’étais jamais monté à bord d’un voilier.
    ça a été une reelle découverte, la mer avec une dimension de voyage en plus par rapport au Bateau moteur.
    Après une trentaine de sorties je pense avoir compris les manoeuvres de base du « Moteur à air » mais de là à louer un bateau, j’ai du mal a franchir le pas.
    je suis rentré en métropôle j’ai pris ma retraite et j’hésite à m’y remettre, je ne suis pas certain de pouvoir être un bon équipier, la promiscuité d’un équipage inconnu est peut être aussi un frein, la peur de déranger, de ne pas toujours être au niveau, et bien qu’ayant un bon caractère, je pourrais ne pas bien supporter certains traits de caractère.
    Bref je suis plutôt du genre à naviguer équipage réduit.
    Je lis avec attention les tutos que vous proposez et ça redonne envie, merci

  • MAIRE

    Bonjour
    65 ans. A part une semaine de stage il y a plus de 20 ans je n’avais pas pratiqué.
    J’ai beaucoup de passions et difficile de les gérér toutes. Président aussi de 2 associations.
    Depuis plusieurs années, aux Antilles, j’arpente les pontons en admirant les bateaux et j’ai donc décidé de prendre 2 cours de voile l’année passée, à Boulogne dans un très mauvais temps qui m’ont, en fait, dégouté.

    J’ai alors décidé, pour progresser, sans être entassé dans un bateau école (comme tu le dis si bien, avec l’âge, la promiscuité devient difficile à supporter), d’acheter un bateau à l’été dernier. Un Ocqueteau transportable de 6.5m que j’ai amené au grand lac du Der dans la Marne avec seulement 2 /3 sorties.
    Je viens de le remettre à l’eau et en 2 sorties j’ai commis beaucoup d’erreurs …. qui me font progresser.
    Je commence aussi à améliorer le bateau pour naviguer en solitaire, tant que je ne maîtriserai pas suffisamment pour emmener mon épouse.
    Le plus difficile pour moi, ce sont les manoeuvres de port, en solitaire, malgré que mon bateau soit petit.
    Objectif, naviguer durant une dizaine de sorties et en septembre, descendre le bateau sur la côte d’azur pour navigation à la journée. Ensuite, fin d’année louer un petit bateau aux Antilles pour sortie à la journée … Le rêve (accessible …? ) louer un cata au Marin. Merci pour ce site très riche en information.

  • Danielle

    Merci Katell pour toutes ces videos et tutos super intéressants.
    Nous avons commencé à naviguer mon epoux et moi en 2017 sur un Sun Odissey 26.
    Mon mari a pris quelques cours de voile car il a son permis hauturier, mais à l’epoque nous avions un bateau à motreur, c’était en 2000, aucune comparaisons.
    2018 nous decidons d’acheter un bateau plus spacieux, un Bavaria 34, au debut beaucoup de petites sorties, puis plus loin de notre port d’atrache.
    J’ai 59 ans, mon époux 70, nous avons commencé sur le tard, mon mari participe à des regates … heu pas avec notre bateau, il est bien trop lourd 😃
    De mon côté, je me sens frustrée quelques fois, car mise à part tenir la barre, il fait tout lui même, bon j’ai peu de force, donc sortir la grand voile est difficile. .. je vais donc faire du sport pour prendre de la force, mais aussi trouver un moyen technique pour gerer les voiles sans forcément trop de force. J’ai fait de la moto étant jeune et même plus tard, il m’a fallut apprendre des techniques pour ne serait -ce que mettre la moto sur la bequille centrale sans forcer !!!! Peut être existe t’il aussi des techniques en voilier?
    Je pense qu’il est important que je sois capable de savoir gerer le bateau seule. Je sais dans la théorie mais pas en pratique, donc je vais m’y mettre, car j’adore naviguer, je me sens libre, mais toujours cette crainte de ne pas savoir faire s’il y a un souci et surtout participer aux manœuvres.
    Vos vidéos sont très instructives, un grand merci.
    Danielle

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