• naviguer en équipage,  tutos

    10 raisons pour lesquelles votre femme n’aime pas le bateau

    Naviguer en couple est le rêve de nombreux plaisanciers. Malheureusement il semble que ce ne soit pas toujours partagé, loin de là. Beaucoup d’hommes se désolent que leur femme n’aime pas le bateau.

    De fait la voile, et le monde maritime en général, reste un milieu très masculin, même s’il est beaucoup moins machiste qu’il ne l’était il y a encore 20 ans. J’en veux pour exemple cette édition du Télégramme Tresco Trophée que j’ai courue avec un équipage féminin en 2014. Sur une centaine de voiliers inscrits, j’étais la seule femme skipper, et nous étions le seul équipage féminin. Pour autant personne ne s’est moqué de nous, sauf peut-être quand j’ai oublié une de mes équipière à Tresco 🙂 Mais ceci est une autre histoire.

    En réalité je crois que beaucoup d’hommes et de femmes apprécient la mixité sur les bateaux. Mais quelles sont donc les raisons qui retiennent certaines femmes de naviguer avec leur conjoint? Vraiment, elles n’aiment pas la voile? A moins que…

    trois femmes sur un bateau
    Sauras-tu me retrouver? Je suis cachée derrière la bouteille de rhum 🙂

    Cela fait longtemps que j’ai envie de donner mon avis sur ce point, car derrière ce constat désespéré: “ma femme n’aime pas le bateau”, peut se cacher une autre réalité comme “ma femme n’aime pas Mon bateau” et/ou “Ma femme n’aime pas naviguer AVEC moi”.

    Je vais donc vous détailler les principales raisons qui selon mon expérience et celle de mes copines peuvent amener n’importe quelle femme la mieux intentionnée à renoncer à partager votre passion.

    Mais comme je suis là pour vous aider, je vais essayer de trouver une solution à chacun de ces problèmes 😉

    Dernier point; pour des raisons de facilité je l’avoue, j’ai pris le parti de considérer que la difficulté venait du refus d’une femme de naviguer avec son mari/compagnon/petit ami etc. Cependant vous pouvez très bien décliner ces situations dans toutes les variations de la vie conjugale ou inverser la situation.

    1. Elle n’aime pas la voile, point.

    Elle n’apprécie ni le vent, ni le froid, ni la pluie, ni l’inconfort de la gîte. Elle déteste les longs bords interminables et l’impossibilité de brancher son sèche-cheveux au mouillage. Même la présence des dauphins ne la fait pas changer d’avis: globalement elle s’ennuie, la lenteur et l’ascétisme ne la font pas rêver.

    femme sur un bateau de croisière

    Solution: Louez un catamaran de 16 mètres en Grèce, en lui permettant d’inviter sa meilleure amie et naviguez exclusivement la nuit quand elles dorment. Là, elle va craquer, non?

    2. Elle a le mal de mer

    Et ça ne lui passe pas. Impossible de s’amariner. A moins de dormir pendant toute la balade, elle ne peut pas parcourir plus de 3 milles sans sortir le seau. Question de psychologie ou trouble de l’oreille interne? Le second cas est malheureusement sans solution.

    Solution: Vous ne pourrez pas naviguer ensemble, mais peut-être appréciera t-elle de vous rejoindre à l’escale? Pour ce qui relèverait de la psychologie, référez-vous aux raisons suivantes.

    3. Elle a peur

    Comme votre femme ne maîtrise pas le voilier, ou qu’elle ne parvient pas à lire les éléments (direction du vent, présence du courant, position du bateau relativement à la côte etc.), il se peut que votre compagne éprouve une certaine angoisse. Elle est alors obligée de s’en remettre à vos compétences, mais êtes-vous réellement rassurant en mer?

    Si vous regardez mon parcours nautique, vous lirez que quand j’ai commencé à naviguer j’avais peur. Ensuite c’est l’angoisse qui a pris le relais. J’avais toujours une boule au ventre avant de prendre la mer, ou avant d’exécuter une manœuvre de port. Pourtant mes équipiers se sentaient en pleine confiance avec moi. Pourquoi donc? Et bien, ils disaient tous que je restais calme et lucide en toute circonstances.

    Solution 1: Soyez toujours calme et ne vous énervez JAMAIS sur votre équipière

    Solution 2: Une excellente parade à son angoisse, si votre femme le souhaite, serait qu’elle se forme. Mais pas n’importe comment.

    Je vous arrête tout de suite: initier soi-même sa moitié à la navigation est une entreprise délicate. Tous les couples ne le supportent pas car cela induit une forte dissymétrie source de conflits et condamne souvent l’équipière (ou l’équipier) à le rester. Or, passé un certain niveau, le seul moyen de progresser est bien de prendre la responsabilité d’une sortie, c’est-à-dire de skipper un voilier.

    Un ou plusieurs stages en école de voile peuvent donc améliorer considérablement la situation. L’idéal étant de commencer par la voile légère, j’y reviendrai dans un prochain article.

    Solution 3: Si votre compagne ne souhaite pas se former, c’est vous qui devrez vous perfectionner jusqu’à ce que vous soyez suffisamment sûr de vous pour ne plus transmettre d’inquiétude.

    Autre solution: Achetez vous la collection des dessins de Mike Peyton dédiés à la voile 😉

    ma femme n'aime pas le bateau

    4. Vous êtes agressif et impatient

    Nous avons tous en tête ces arrivées de port loufoques où monsieur, derrière sa barre à roue, arrête son bateau trop loin du ponton et enguirlande copieusement son équipière, laquelle juchée dans le balcon avant, brandit inutilement une gaffe télescopique à bout de bras. Soyez sûr que ces femmes-là détestent naviguer avec leur mari!

    Solution: Ne dramatisez pas chaque manœuvre, en prédisant une catastrophe ou en criant sur votre équipage si celle-ci n’est pas exécutée exactement selon vos consignes. Cela fait inutilement monter la tension, transformant la plus petite promenade en odyssée infernale.

     

    5. “Elle est tannée de se faire mansplainer”

    Il s’agit du commentaire d’une navigatrice possiblement d’origine québécoise. Je l’ai trouvé plutôt pertinent, et dans un soucis de clarté je cite la définition de Wikipédia:

    “Le mansplaining est un concept popularisé par les féministes américaines dans les années 2010 qui désigne une situation où un homme (en anglais « man ») expliquerait (en anglais « explain ») à une femme quelque chose qu’elle sait déjà, sur un ton généralement paternaliste ou condescendant”

    Certains marins éprouvent effectivement le besoin de faire valoir ostensiblement leur savoir nautique auprès de la gente féminine, et ceci à des fins qui me restent passablement obscures.

    Solution: attendez qu’elle vous demande une explication pour la lui donner.

     

    6. Les winchs sont trop petits ou le bateau est trop grand

    femme se musclant pour faire du bateau
    pour que votre femme aime le bateau, ne l’obligez pas à ça!

    Encore une histoire vécue. Lorsque mon compagnon a fait l’acquisition du voilier avec lequel nous devions partir autour du monde, j’ai lourdement insisté pour qu’il change les winchs. Ben oui, même lui pourtant hyper baraqué avait du mal à border le génois en début de saison!

    De manière générale, il est difficile de débuter sur un grand voilier. Les forces en jeu sont plus importantes, les conséquences des erreurs plus impressionnantes.

    Or la majorité des femmes n’ont pas une force physique comparable à celle d’un homme de même taille, faut-il le rappeler. De plus nous ne sommes pas habituées à compter sur nos muscles pour maîtriser notre environnement. En général quand l’armoire est trop lourde à descendre, nous faisons appel à un homme.

    Donc, en phase d’initiation, un bateau qui s’arrête à la force des bras au ponton est un meilleur choix qu’un croiseur de 8 tonnes. Ceci est valable pour tout un chacun, remarquez.

    Ensuite, se trouver dans l’incapacité de dominer physiquement son bateau est dangereux. Il est essentiel de pouvoir border les voiles ou remonter une ancre sans risquer un arrêt cardiaque à tout bout de champ.

    Solution: évitez les winchs de Muscadet sur un 41 pieds.

     

    7. Le bateau est mal entretenu

    Une femme ne montera jamais sur un bateau si mal entretenu!

    L’anti-dérapant glisse et les voiles se déchirent. Les batteries se déchargent tout le temps, le moteur cale et les fonds sont crasseux. Quand à chaque virement de bord on se demande ce qui va casser, le plaisir devient très relatif. Une femme n’appréciera pas de vous suivre sur un bateau qui dégage une odeur de renfermé et/ou de gas-oil. Non, un bateau ça ne sent pas forcément l’humidité. On peut aérer les cabines et nettoyer les fonds régulièrement. Même les housses des coussins se lavent. Soignez aussi l’étanchéité du pont: panneaux de pont, pieds de chandelier, cadènes, rail de fargue… la pluie et l’eau de mer sur les duvets et dans les équipets au bout d’un moment, ça lasse.

    Solution: Maintenir un voilier en bon état demande du temps ou de l’argent, le mieux étant d’avoir les deux. Si ce n’est pas le cas, la location peut vous simplifier la vie.

     

    8. Elle est aussi ou plus compétente que vous et ça vous met en difficulté

    Le cas n’est pas si fréquent, mais ça peut arriver… Vous étiez habituer à régner sans contestation sur votre yacht et voilà que vous rencontrez une navigatrice expérimentée. Quand j’ai posé la question des 10 raisons sur Facebook à un groupe de navigatrices, certaines m’ont répondu que le coskippage n’était pas de tout repos avec leur conjoint. Un rapport de force s’installe et chacun veut imposer une solution différente.

    Pour ma part j’ai connu toutes les configurations, celles ou j’étais moins qualifiée, autant ou plus. Le plaisir est incontestablement plus grand quand chacun sait naviguer suffisamment pour prendre des décisions sans réveiller l’autre. Mais cela est vrai uniquement si ces compétences sont reconnues de part et d’autre.

    Dans le cas contraire cela signifie  que vous n’arrivez pas à vous faire mutuellement confiance. Ou que vous avez un besoin inaltérable de dominer. A vous de vous interroger, si du moins vous souhaitez continuer à naviguer ensemble.

    Solution: Faites une thérapie de couple 🙂

     

    9. Vous n’avez pas les mêmes exigences de confort

    Peut-être êtes-vous un aventurier? De ceux qui dorment dans les spis et se passent de douche chaude pendant une semaine sans difficulté? Mon compagnon est de ceux-là. Il peut vivre plusieurs jours dans les coques vides de son trimaran de course. Il n’est pas concerné par les 9 autres raisons, mais peut-être par celle-ci… Personnellement au-delà de 3-4h de run à 17 nœuds de moyenne je commence à fatiguer. Quand on arrive au port j’ai parfois tellement mal au dos que je suis pliée en deux comme une vieille dame. Ce qui ne m’a pas empêchée de partir avec lui pour un raid de quelques jours vers les Glénans depuis Brest. Quand on aime… Mais bon, j’aime bien aussi avoir des toilettes à bord et une bannette confortable pour me reposer.

    Sans tomber dans ces extrêmes, en bateau chaque femme à ses exigences de confort . Certaines ne voient pas d’objection à se passer de WC, d’autres ne conçoivent pas d’escales en dehors des marinas. Et encore faut-il que les sanitaires soient bien équipés. Tout cela coûte un peu plus cher, mais ne soyez pas trop radins sur ce point. Une de mes amies garde le souvenir dégoûté de matelas de service de soins palliatifs que son ex avait recyclés pour son voilier… Et il s’étonnait encore que sa femme n’aime pas le bateau!

    Solution: Un bateau qui sent bon, des coussins en bon état, des toilettes fonctionnelles, de bons petits plats à réchauffer et un peu de musique… Avec en prime un éclairage tamisé dans le carré la nuit, vous la ferez fondre!

     

    10. Vous ne la laissez pas manœuvrer

    Parce qu’elle n’est pas aussi rapide que vous, parce qu’elle risque de se tromper ou de se blesser, elle est cantonnée à jouer les sirènes dans le cockpit. Si elle trouve que tout est très bien comme cela, pourquoi pas?

    Or bien des femmes n’osent pas prendre d’initiative sur un bateau sans y être invitées. On leur a tellement dit que les hommes manœuvraient mieux les voitures qu’elles croient que pour les bateaux c’est pareil. Alors forcément, au bout d’un moment elles s’ennuient.

    Dans d’autres cas elles sont frustrées parce qu’elles aussi elles aimeraient bien jouer, mais vous ne leur en laissez pas la possibilité.

    Solution: Encouragez les à manœuvrer et à barrer. Expliquez tranquillement, prenez tout le temps nécessaire sans agir à leur place.

    Voilà donc dans le désordre les 10 raisons majeures pour lesquelles certaines femmes n’aiment pas le bateau

    Je ne sais pas si vous vous y reconnaîtrez. Mais je veux bien parier que ça vous rappelle quelqu’un. Je me trompe?

    Sinon vous avez le droit de trouver cet article un peu caricatural ou trop féministe. Prenez-le plutôt comme les confidences d’une navigatrice qui a des copines qui aiment naviguer (et aussi la salade de fruit arrosée de rhum). Ça peut toujours servir, sait-on jamais ☺

     

     

     

  • mise à l'eau
    article invité,  tutos

    Hivernage: faut-il sortir son voilier de l’eau?

    Ça y est, les feuilles des arbres commencent à changer de couleur et les nuits sont de plus en plus longues et fraîches. L’hiver approche ! Il faut donc penser à préparer son bateau pour affronter le mauvais temps. Alors, faut-il hiverner son bateau à terre ou le laisser dans l’eau ? Je suis Florian du blog Nautisme-Pratique.com et Katell m’a fait l’honneur de m’inviter sur son blog pour essayer de vous aider à trancher entre les deux solutions.

     

    Hiverner son voilier à terre : les avantages et les inconvénients

    Entreposer son voilier au sec est une solution d’hivernage qui présente certes des avantages incontournable, mais aussi quelques inconvénients.

    Une meilleure protection des dommages naturels

    En règle générale, un voilier est moins susceptible de subir des dommages – à court ou à long terme – s’il est laissé pendant de longues périodes sur terre plutôt que dans l’eau.

    En effet, les bateaux hivernés dans l’eau sont beaucoup plus vulnérables aux dommages en raison des conditions plus difficiles qui sont presque inévitables en hiver : montée et baisse du niveau de l’eau de mer, vents violents, pluies torrentielles etc…

    Sans compter la corrosion due à l’air marin qui fait rouiller les parties métalliques du bateau, sur le pont mais aussi des pièces plus sensibles comme les passe coque.

    Une solution d’hivernage plus sécurisée

    Les bateaux entreposés au sec dans une zone surveillée sont moins susceptibles d’être volés. Cette solution offre donc un niveau de sécurité optimal.

    Un bateau entreposé sur un chantier naval ne peut pas couler! Et oui, je sais que c’est bizarre mais c’est vrai! Si votre bateau reste dans l’eau tout l’hiver, qu’il n’est pas équipé de pompes de cale et qu’il y a une entrée d’eau, il finira par couler!

     

    L’hivernage à terre permet de prolonger la durée de vie d’un voilier

    L’hivernage à terre permet de bien sécher la coque pendant plusieurs mois. Cela contribue également à protéger la structure de la coque des microorganismes marins et des cloques d’osmose qui sont susceptible d’apparaître éventuellement sur la carène dans le cas d’un contact prolongé avec l’eau de mer.

    Les risques de corrosion électrolytique sont nul, en effet ce type de corrosion intervient lorsque un bateau ou la borne de quai est mal isolée électriquement, plus de détails : Comment lutter contre la corrosion sur un bateau?

    À long terme, cette solution s’avère moins coûteuse, car elle permet de prolonger la durée de vie du voilier.

    Hiverner son voilier à terre : attention aux risques !

    Étant donné que l’eau de mer retient la chaleur plus longtemps que l’air, les bateaux entourés d’air sont plus vulnérables au gel soudain que les bateaux laissés dans l’eau.

    Dans les régions froides, les bateaux entreposés à terre doivent être hivernés correctement et de préférence dans une zone climatisée afin d’éviter les risques de gel résultant des variations rapides des températures.

    De plus, il faut veiller à prendre toutes les précautions nécessaires lors de la sortie du voilier de l’eau et lors de l’entreposage afin d’éviter les risques de dommages matériels pouvant résulter d’une mauvaise manœuvre, bien qu’en général, les grutiers soient des grands professionnels.

     

    Laisser son voilier dans l’eau durant l’hiver : une solution plus simple et plus économique

    Pour les propriétaires des voiliers qui recherchent avant tout la commodité, l’hivernage dans un port ou dans une marina représente une sérieuse option à considérer.

    Tout d’abord, il s’agit d’une solution plus économique, car les tarifs d’hivernage dans un port sont “généralement” plus bas que ceux appliqués pour l’hivernage à terre.

    De plus, le fait d’hiverner son voilier dans l’eau permet d’éviter les risques qui accompagnent la sortie et l’entreposage du voilier.

    Hiverner son bateau à flot : Disponible à tout moment

    En effet, bien que l’on parle d’hivernage, votre bateau est néanmoins prêt à sortir en mer. Vous n’avez pas prévu de naviguer cet hiver mais, on ne sait jamais! Si l’envie vous en prend, vous pourrez facilement rejoindre votre bateau et faire une belle sortie hivernale.

    Entreposé au chantier naval, votre bateau est plus ou moins bloqué jusqu’à la date de mise à l’eau prévue.

     

    A flot, sans surveillance, ça craint!

    Un inconvénient majeur de laisser le bateau à flot, vient du fait qu’il faille quand même faire des visites régulières pour vérifier que tout en ordre, qu’il n’y a pas eu de vol, qu’il n’y a pas d’eau dans les cales, que les pare-battages sont en place etc…

    Si vous n’habitez pas près du lieu où se trouve votre bateau, vous aurez toujours une petite pensée angoissée pour lui, en vous demandant si tout en ordre ou pas, surtout si vous n’avez personne sur place pour aller voir.

    De plus, un bateau laissé dans l’eau est plus susceptible d’être volé ou endommagé par les mauvaises conditions climatiques.

     

    Conclusion

    L’hivernage à terre est la meilleure solution pour protéger un bateau durant l’hiver si vous résidez loin de votre bateau et que vous savez que vous n’allez pas naviguer du tout.

    Un bateau posé au sec dans un hangar climatisé est mieux protégé des risques de vol et des dommages liés aux mauvaises conditions climatiques.

    Bien entendu, il s’agit d’une solution plus coûteuse à court terme. Cela dit, comme la coque est mieux protégée lorsque le voilier est au sec, cette solution permet de prolonger la durée de vie du bateau et s’avère plus économique sur le long terme. Cela n’empêche qu’il faut faire attention aux risques de dommages liés aux manœuvres relatives à la sortie de l’eau et à l’entreposage du bateau.

    mise à l'eau

    Notez bien que cette solution d’hivernage convient plus particulièrement aux petits bateaux. Les grands étant plus volumineux, il est souvent difficile et plus coûteux de trouver un emplacement approprié pour les hiverner au sec, selon votre zone de navigation ! Si vous optez pour un hivernage à flot, alors pensez à surveiller régulièrement votre voilier notamment lorsque la météo s’annonce difficile !

    Il faut savoir si vous préférez Naviguer aussi hors-saison ou hiverner votre bateau

    Quelque soit la méthode choisie, il y un certain nombre d’opérations à faire pour vous assurer de retrouver un bateau en parfait état de marche au printemps. Certaines opérations comme l’hivernage des moteurs par exemple peuvent sembler compliquées mais avec une méthode, tout le monde peut y arriver, je propose une formation qui s’appelle Hivernage Pro qui va vous aider à faire l’hivernage de votre bateau vous même, facilement et en 2 jours seulement.

    Et vous? Vous faîtes comment pour l’hivernage de votre bateau?

    Florian de Nautisme-Pratique.com

  • idées de croisière,  tutos

    Manœuvres de port et prises de ris

    En ce 6e week-end du défi 52 idées de croisières en Bretagne, je me rends compte qu’il va être difficile de me renouveler sans changer de plan d’eau tant la météo est désagréable. Naviguer dans 3 mètres de houle par 25-30 nœuds de vent, dans le froid et sous la pluie de novembre,se pratique rarement par choix. Pour autant nous allons poursuivre notre entraînement au gros temps par quelques manœuvres de port et de voilure.

     

    Ariser la grand voile facilement

    Nous pourrions par exemple peaufiner nos techniques de réduction de voilure en restant encore dans la rade de Brest.
    Une astuce pourrait d’ailleurs vous faciliter la tâche si vous trouvez que les bosses de ris de la grand-voile sont difficiles à étarquer. Tout simplement, avant de les reprendre, remontez un peu la bôme à l’aide de la balancine, l’angle de tire sera meilleur et vous n’aurez plus besoin de forcer.

    Un autre exercice intéressant, alors que les marinas se vident pour l’hivernage des bateaux, consiste à s’entraîner aux manœuvres de port.

    Manœuvres de port par vent fort

    Appareiller d’un quai avec un vent traversier

    Trouvez un quai ou un ponton libre et exercez-vous à accoster et à repartir par vent fort, d’abord face au vent puis avec un vent traversier qui vous décolle du quai, puis qui vous colle à quai.

    Vous verrez qu’il n’est pas aisé d’appareiller dans cette dernière situation. Pour faciliter la manœuvre installez une garde descendante depuis l’avant, passez là dans un anneau du quai plus ou moins au niveau du milieu du bateau et ramenez là en double sur votre taquet, toujours à l’avant.

    manœuvres de port par vent traversier

    Installez des défenses près de l’étrave, puis partez en marche avant lente la barre poussée vers l’extérieur du quai. Le bateau va pivoter autour de sa garde en s’appuyant sur les pare-battages. Quand il est à 45° du quai, demandez à l’équipier d’avant de libérer complètement la garde et partez en marche arrière, plein gaz.

    Quel parcours pourrions nous nous offrir  ?

    La Rade de Brest recèle encore des trésors que nous n’avons pas explorés.

    Pourquoi ne pas, une fois le petit entraînement précédent terminé, remonter l’Elorn sur le chemin des gabares, jusqu’au mouillage de la chapelle Saint-Jean ?

    Les coefficients sont moyens, la marée montante et le vent de Nord nous conduiront au travers sous génois ou foc seul jusqu’à cette petite alcôve de verdure. Bon d’accord, les arbres en cette saison commencent à se dénuder, mais les abords de la rivière à cette endroit sont relativement sauvages.

    Vous verrez sans doute quelques bouées de corps-mort, mais à ma connaissance elles sont toutes privées. Ne cédez pas à l’impulsion de vous y amarrer si elles sont libres : vous ne savez pas ce qui les retient au fond. De manière générale, et a fortiori par temps de brise, il est très imprudent de s’approprier le mouillage d’un autre plaisancier sans son accord d’une part, sans savoir s’il est assez solide pour ne pas dériver sous la traction de votre bateau.

    Il vous faudra donc utiliser votre propre ancre. Là aussi plusieurs précautions sont nécessaires. Utilisez un orin, car il n’est pas impossible que votre ancre se prenne dans une chaîne de corps-mort ou bien tout autre câble qui souvent jonchent le fond des ports et des mouillages permanents.

    Compte tenu du vent soutenu, il sera également prudent de mouiller suffisamment de chaîne : au moins 3 fois la hauteur d’eau. Donc placez-vous assez loin des autres éventuels bateaux pour garder de la place pour éviter.

    Gabares et coquillers de la Rade

    Notre-Dame de Rumengol

    L’Elorn peut se remonter jusqu’à Landerneau, mais elle assèche à marée basse, cette aventure est donc à réserver aux voiliers qui peuvent se poser facilement à quai ou avec des béquilles. De nos jours l’essentiel du trafic maritime en amont de Saint Jean est surtout le fait des kayaks de randonnée.
    Mais au 18e siècle Landerneau était un important port de commerce que remontaient les navires marchands à la voile ou bien halés par des chevaux. Puis dans les années qui suivirent la 2e guerre mondiale, les besoins en matériau de construction étant importants: des gabares, navires de charge à moteur et à voile prélevaient du sable au Minou sur la rive nord du Goulet de Brest pour le déposer à Brest, Landerneau et Chateaulin.

    L’après-midi je vous propose plutôt de naviguer vers le Tinduff, et pourquoi pas d’y passer la nuit à l’abri des vents de nord. Peut-être y trouverez-vous des bouées visiteurs. Plusieurs parcours de randonnée passent par ce joli petit port, le dimanche il vous viendra peut-être l’envie de vous dégourdir les jambes.

    La marée monte jusqu’à 15h45. Aussi si vous possédez un voilier capable de s’échouer, en alternative au Tinduff vous pourrez envisager de poursuivre jusqu’à l’Hôpital Camfrout, et de vous poser le long des berges de la rivière à deux pas du bourg, encore une jolie manœuvre de port. Qui sait si vous y croiserez Notre Dame de Rumengol, une gabare magnifiquement restaurée par l’association An Test, ou encore le coquillier La Bergère de Domrémy.

    manoeuvres de port: échouage à quai
    Bergère de Domremy – photo Jeanne Menjoulet

    Le lendemain, lorsque vous quitterez l’anse de Daoulas, vous pourrez envisager une pause déjeuner à Roscanvel, à l’ouest de l’île Longue, avant de regagner la marina du Moulin Blanc.

    Bonne navigation !

     

  • idées de croisière,  tutos

    Entraînement à la navigation par gros temps

    Nous en sommes à notre 5e week-end depuis le début de mon défi de 52 idées de croisières en Bretagne, en tenant compte des conditions réelles.

    Or les conditions réelles de la Toussaint sont pires que celles du week-end précédent: plus de vent, plus de pluie, plus de vagues. Meteo France annonce une hauteur des vagues maximale de 12,8m sur la zone côtière… La seule chose qui a baissé c’est l’amplitude de la marée.

    Le secteur du vent sera stable: ouest, ouest-sud-ouest, ouest-nord-ouest… que désormais je noterai W, WSW et WNW pour plus de facilité, allright?

    windguru

     

    Alors, on reste au port?

    Que nenni! Deux possibilités s’offrent à nous: soit nous promener en fond de rade, vers Térenez, comme je l’ai proposé le week-end dernier. Pas de remontée de l’Aulne cependant car l’heure de la marée nous ferait passer l’écluse à la nuit, et la rivière n’est pas éclairée.

    L’autre option serait de nous entraîner à la navigation par gros temps.

    La notion de gros temps peut varier d’un équipage à l’autre, et d’un bateau à l’autre: plus le voilier est petit, plus l’inconfort se fait sentir et plus les vagues paraissent hautes. Mais quelques soient vos références, je vous assure que cette fois-ci nous avons déjà de quoi vivre de belles sensations.

    Il ne s’agit pas cependant de provoquer le sort.  Je vous invite d’ailleurs à lire le témoignage fort instructif des sauveteurs de la SNSM rescapés d’un naufrage lors d’un sauvetage aux Sables d’Olonne pendant la tempête Miguel.

    Pouvons-nous sortir de la rade pour goûter des joies du gros temps? Sans doute serait-il possible de se rendre à Camaret dans ces conditions, mais je me sentirai irresponsable de vous proposer ce genre d’exercice. En effet à la moindre avarie, si près des côtes, vous pourriez très vite vous trouver dans une situation scabreuse.

    Pourquoi il serait très difficile de sortir du Goulet de Brest.

    Si nous attendions la marée descendante nous subirions les effets du vent contre le courant dans le Goulet.  Ce qui signifie qu’à la marée descendante, le courant va s’opposer au vent fort et aux vagues.   Windy nous annonce une houle de 2 mètres mais surtout une hauteur moyenne des vagues de 5 mètres en mer d’Iroise. Le résultat peut être assez catastrophique. Vous êtes déjà monté dans une machine à laver?

    Je me souviens d’une régate Inter-entreprises plus de 20 ans en arrière. La météo était à peu près identique. Le départ a quand même été donné. Or un des voiliers engagé, construit en contreplaqué, a vu exploser un de ses bordés en retombant dans une vague. Dans mon souvenir, il est parvenu à s’échouer sur la cale de Saint Anne du Porzic ce qui lui a évité de couler définitivement.

    gros temps en mer d'Iroise

    D’un autre côté si nous essayions de sortir avec le vent et le courant contre nous, cela risque d’être laborieux, voire impossible.

    La solution la moins pire serait donc de nous présenter devant la passe une demi-heure à une heure avant la pleine mer (PM-1), soit vers 13h30. Le temps de tirer des bords, nous sortirions du goulet à l’étale, évitant ainsi les forts remous. Mais nous ne le ferons pas.

    La veille des vérifications s’imposent.

    Le bateau doit être en bon état. Si votre moteur donne des signes de fatigue, que la chute de votre génois commence à se déchirer où que l’enrouleur est de plus en plus dur à actionner, ne sortez pas. Réparez plutôt.

    Faites également le tour du matériel de sécurité. Vérifiez ou bien montez des lignes de vie. Inspectez les brassières-harnais et les mousquetons des longes qui parfois se grippent.

    Enfin le matin du départ assurez vous d’avoir suffisamment de gas-oil pour ne pas désamorcer le moteur si vous devez vous en servir à la gîte, et fermez-bien tous les capots. Installez l’étai largable si vous en avez-un et endraillez votre plus petit foc. Avant de quitter le port chaque équipier devra porter son gilet et sa longe au-dessus de ses vêtements de mer.

    naviguer par gros temps

    Réglez vos voiles

    Un conseil: lorsque vous serez au près et que vous aurez besoin de puissance pour passer les vagues: réglez vos voiles aux petits oignons! Ne portez ni trop, ni pas assez de toile. Profitez de l’abri de la rade pour trouver la configuration idéale. Si je ne devais parler que d’un réglage, je citerai le point de tire du génois. Au près dans du vent fort positionnez le chariot sur le rail du génois de sorte que la voile soit la plus plate possible une fois bordée. Idéalement, la chute devrait être légèrement ouverte pour laisser le vent s’échapper sans trop faire giter le bateau et la bordure plutôt fermée. Trop de plaisanciers oublient ou méconnaissent ce point quand ils naviguent avec le génois partiellement enroulé.

    Pour vous aider, je cite ce passage de Bertrand Chéret dans son ouvrage Les voiles, comprendre, régler, optimiser: “Certains auteurs donnent un angle de tire de prolongement de l’écoute sur la voile de 10° au-dessus de la bissectrice, ou un rapport sur le guindant de 2/3. (…) Ces repères, qui peuvent être utiles, sont fonction des proportions de la voile (…) une fois qu’on a retenu un réglage moyen convenable, il peut être intéressant de placer sur la voile un trait dans le prolongement du point d’écoute.”

    Ensuite si, le cœur vous en dit toujours, c’est-à-dire si vous n’avez pas trop le mal de mer et que vous n’êtes pas trop stressé, vous pourrez essayer quelques techniques de navigation dans le gros temps: la cape et la fuite.

    entraînement à la navigation par gros temps

    Mettez-vous à la cape

    Je vous propose donc de remonter au près jusqu’à la pointe des Espagnols .

    L’idée est de vous positionner de sorte à disposer de suffisamment d’espace libre de tout danger pour vous mettre à la cape et vous laisser dériver au moins 15-20 minutes, le temps de réchauffer un café et de le boire.

    Pour exécuter cette manœuvre depuis une allure de près, il vous suffit de virer sans toucher aux écoutes. Ce dernier va rester gonflé à contre, vous pousserez alors la barre sous le vent, c’est à dire vers la grand-voile. Votre voilier s’immobilisera et commencera à dériver lentement à une allure entre le bon plein et le travers. En bonus, l’eau déplacée par la dérive aplatira la mer au vent du bateau ce qui devrait améliorer votre confort.

    navigation par gros temps: la cape

     

    Pratiquer cette manœuvre  vous donnera de l’assurance, reproduisez-là également dans des conditions de mer plus difficiles que celles de la rade de Brest. Désormais vous saurez que vous pouvez toujours vous arrêter en pleine mer pour réparer, reprendre des forces, quelque soit le temps.

    Partez en fuite

    Une fois réchauffés, vous allez repartir en fuite cette fois. Vous  Avant de relancer le bateau, toujours à la cape, vous aller affaler la grand-voile complètement. Ferlez-la soigneusement. Puis abattez en grand vers le port du Tinduff ou Térenez. En fuite, sous foc seul, vous ne craindrez pas l’empannage. Par contre l’état de la mer vous obligera à bien doser la quantité de toile. N’hésitez pas à dérouler un peu de génois si nécessaire. Pas trop pour ne pas perdre le contrôle dans une aulofée, suffisamment pour vous offrir quelques petits surfs ! Evitez quand même le plein vent arrière, même si c’est la route la plus courte. Essayez de tirer des bords de grand largue, vous verrez que vous roulerez moins, le bateau sera infiniment plus stable.

    Pour la soirée, vous pourrez revenir à Brest, rester au mouillage au Tinduff ou à Térenez sur un coffre destiné aux visiteurs.

    Et voilà une première initiation à la navigation par gros temps. Quand vous serez à l’aise avec la cape et la fuite, vous pourrez envisager de naviguer plus au large en sécurité!

    Amusez-vous bien!

     

     

     

     

  • tutos

    Lexique minimaliste de la croisière

    Impossible de concevoir un blog sur la croisière à la voile sans lui adjoindre un lexique! J’ai donc décidé de me plier à l’exercice, pour que mes lecteurs puissent tous comprendre mes articles 😉

    J’ai aussi effectué un choix en sélectionnant les termes indispensables à connaître pour faciliter les échanges avec le skipper.

    Il se peut que j’aie légèrement dévié des définitions usuelles, vous jugerez de leur pertinence. En cas de doute je vous suggère de vous référer à cette page, extrêmement détaillée et complète.

    Note: je décline toute responsabilité en cas d’utilisation inadaptée de ce lexique de la croisière…

    Verbes marins

    abattre :  modifier le cap du voilier pour s’écarter de la direction d’où vient le vent, sinon on n’avance pas! Voir aussi: lofer.

    affaler : action de faire descendre une voile (volontairement) en libérant la drisse.

    ariser : réduire la surface de voile en prenant des ris. Mais d’où vient ce mot???

    border : tirer sur la grosse corde (l’écoute) qui bat bruyamment et dangereusement une fois qu’on a hissé le génois, ou sur le palan qui est accroché sous la grand voile, et qui revient dans le cockpit, là, sous votre nez.

    choquer : relâcher un cordage, sans se coincer les doigts dans le winch.

    empanner : virer lof pour lof. Manœuvre destinée à décapiter les équipiers qui ne connaissent pas leur lexique par cœur.

    enfourner : planter l’étrave dans la mer. Dangereux sur les multicoques.

    étarquer : Oui, mais pas trop non plus: ça déforme les voiles.

    hisser : action de monter une voile, ou le skipper, dans la mâture.

    lofer : l’inverse d’abattre. Et vice et versa.

    louvoyer: le contraire d’aller droit au but. Se produit généralement quand le vent vient pile poil de la direction où se trouve le mouillage convoité.

    virer de bord : permet de louvoyer. Voir aussi: louvoyer

     

    Gréement et coque

    lexique minimaliste de la croisière

    barre : pièce fixée au gouvernail du bateau pour le diriger. L’équivalent du volant sur les voitures, du guidon sur les vélos, mais qui fonctionne à l’envers.

    bôme : l’arme du crime. Voir aussi: empannage

    bout : on ne dit pas corde, ni ficelle, ça fait Parisien 🙂

    drisse : cordage de couleur variée qui pend le long du mât et sur lequel vous devrez exercer une traction de haut vers le bas quand le skipper vous le demandera. Voir aussi: hisser.

    écoute : Voir border.

    étai : souvent ce câble est caché par l’enrouleur, si bien que lorsqu’il s’abime on n’y voit que du feu et parfois on se prend le mât sur le nez..

    foc : animal marin. Il est conseillé de le hisser à la place du génois quand le vent monte.

    génois : voile d’avant quand il fait beau.

    grand-voile : moteur écologique et silencieux s’il est bien réglé.

    hauban : comme l’étai mais généralement visible à bâbord et à tribord

    poupe : ne vous retournez surtout pas

    proue : là où s’accrochent les sirènes

    quille : quand on la voit c’est mauvais signe

    ris : du danois, riv, rift, ris ; suéd. ref ; angl. reef ; comparez le danois reep, anglais, rope, corde (dictionnaire Littré) voir aussi ariser

    safran : épice orangée

    spi ( spinnaker) : joli ballon multicolore qui a tendance à s’emmêler dans l’étai par petit temps.

    tourmentin : vous ne comptez tout de même pas sortir?

    winch : élément dont la taille doit être suffisante si vous comptez naviguer avec une femme

     

    Marche du voilier

    allure : elles sont au nombre de 5. Citez les sans vous tromper pour voir.

    bâbord : le côté gauche en regardant en avant. Également le nom de la balise rouge que vous avez vue à tribord en quittant le port…en principe.

    cape : pour s’arrêter le temps de remonter l’homme à la mer par exemple.

    dérive : soit vous n’avez pas de quille, soit vous barrez trop près du vent.

    gîte : ça penche, ne vous inquiétez pas, c’est normal.

    roulis : mouvement d’un bord sur l’autre qui donne le mal de mer.

    tangage : le contraire du roulis mais parfois ça donne aussi le mal de mer. Voir aussi: roulis

    tribord : le côté droit en regardant en avant. Également le nom de la balise verte que vous avez vue du côté du même nom en entrant au port.

     

    Cette liste peut être améliorée, mais déjà si vous avez compris chacune des définitions, c’est que vous êtes prêt à passer au niveau supérieur!

    Enfin pour compléter notre lexique de la croisière j’attends avec curiosité vos suggestions en commentaires.